À qui l’avantage sur une échappée?
Quatre joueurs du Canadien ont échoué en troisième période samedi


Dave Lévesque
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Jayden Struble, Josh Anderson, Nick Suzuki et Brendan Gallagher ont tous eu la chance de changer le cours du match samedi, mais n’y sont pas parvenus.
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L’un après l’autre, ils se sont présentés seuls devant le gardien des Capitals, Logan Thompson, en troisième période, et chaque fois, l’issue a été la même. Thompson a eu le dernier mot.
Dans une telle situation, est-ce que c’est le gardien ou le patineur qui est avantagé? La réponse dépend de celui à qui on pose la question.
«La pression est habituellement sur le tireur, il faut lire les mouvements du gardien», a soutenu Cole Caufield.
«C’est un contre un, ça peut aller d’un bord comme de l’autre, avance Samuel Montembeault. Thompson a fait de beaux arrêts, et aujourd’hui, on a pratiqué les échappées un peu à la fin.»
Question de contexte
Une échappée, ça arrive souvent de nulle part, soit d’une mauvaise passe ou d’une rondelle perdue, mais pas mal toujours d’un revirement. Le gardien doit analyser la situation rapidement.
«Il faut regarder la pression qu’il y a en arrière, explique Montembeault. Si le gars a beaucoup de temps, tu vas peut-être t’attendre à ce qu’il essaie de te déjouer, tandis que s’il s’en vient à pleine vitesse, mais que tu sais qu’il y a de la pression d’un côté, il va peut-être aller de l’autre côté. Il faut être patient et ne pas lui laisser trop d’espace.»
Et selon le gardien du Canadien, l’échappée a bien peu de choses à voir avec ce qu’il vit lors des tirs de barrage.
«C’est différent. Souvent, les gars vont arriver à pleine vitesse, tandis qu’en tir de barrage, on l’a vu avec [Evgeny] Kuznetsov, les gars arrivent extrêmement lentement et vont même freiner. L’important, c’est de prendre un bon espace, avoir la même vitesse que le joueur et être patient.»
En profiter
Ce qui s’est produit en troisième période a eu des répercussions sur l’entraînement matinal de dimanche, puisque la fin de la séance a été consacrée aux échappées.
«Ça va être important pour nous, quand on a des chances comme ça, de capitaliser. À 3 à 1, si on marque, ça aurait pu être un match différent», souligne Montembeault.
Parce que Struble et Anderson ont eu leur chance en début de troisième période, avant que les Capitals créent l’égalité 2 à 2.