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Ignoré par les États-Unis: Caufield est passé par-dessus

Ignoré même s’il est le meilleur franc-tireur d’origine américaine

Cole Caufield a choisi d'aller de l'avant malgré la déception de ne pas avoir été choisi par l'équipe des États-Unis.
Cole Caufield a choisi d'aller de l'avant malgré la déception de ne pas avoir été choisi par l'équipe des États-Unis. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-12-08T17:21:53Z

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Cole Caufield a certainement été déçu d’avoir été ignoré par l’équipe américaine en vue de la Confrontation des 4 nations, mais il a choisi de ne pas en faire de cas.

«Honnêtement, ça fait quelques jours et je suis passé par-dessus», a-t-il dit dimanche matin. «Je vais continuer de travailler, ça ne change pas grand-chose pour moi et je vais quand même encourager l’équipe.»

Les joueurs s’entraînaient exceptionnellement au Centre Bell parce qu’on y avait prévu la fête de Noël de l’équipe après l’entraînement. L’ambiance était donc plutôt légère dans un vestiaire où il y avait peu de joueurs. Même Martin St-Louis a eu son congé de médias: c’est là un beau cadeau pour l’entraîneur-chef.

Caufield ne voulait donc pas que l’atmosphère fût alourdie par une déception qui, éventuellement, pourra lui servir de catalyseur. On se gratte quand même la tête en se disant que les dirigeants américains ont ignoré leur meilleur franc-tireur depuis le début de la saison.

Pas découragé

«Ça ne va pas me décourager du tout. Je vais continuer d’avoir du plaisir avec mes coéquipiers et continuer d’avancer.»

A-t-il eu des discussions avec les dirigeants de l’équipe américaine ou encore avec son agent? Pas question pour lui de le dire.

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Il a préféré être bon joueur parce que ce serait bête de brûler des ponts, d’autant plus que l’effectif des Jeux olympiques de 2026 est loin d’être coulé dans le béton.

«Je ne vais pas commenter à ce sujet. Ils avaient des décisions difficiles à prendre.»

S’inspirer de St-Louis

Caufield n’aurait pas à regarder trop loin pour s’inspirer s’il cherchait une manière de surmonter sa déception.

En effet, Martin St-Louis a représenté le Canada aux Jeux de Turin en 2006. Il y a récolté deux buts et une passe dans une présence catastrophique du Canada qui avait terminé au septième rang.

Le petit attaquant a ensuite été ignoré lors des Jeux de 2010 à Vancouver et a de nouveau été laissé de côté pour Sotchi en 2014, mais, 24 heures du début des Jeux, on l’a appelé pour prendre la relève de Steven Stamkos, qui s’était blessé.

«Il m’a parlé de ça de l’autre jour», a confié Caufield. «Ça va me pousser encore plus, il y aura d’autres Teams USA.»

Heureux pour Laine

Caufield a un sourire contagieux et celui-ci était large comme une porte de garage lorsque Patrik Laine a marqué son premier but dans l’uniforme du Canadien, mardi.

«Je suis toujours heureux quand quelqu’un marque, mais de voir ce à travers quoi il a dû passer et le travail qu’il a mis chaque jour pour revenir, c’est difficile de ne pas se réjouir pour lui. Je suis très fier de lui, il nous inspire tous.»

L’ajout de Laine à la première unité d’avantage numérique la rendra encore plus redoutable, estime Caufield.

«C’est beaucoup mieux avec une autre menace de la sorte. N’Importe quel avantage numérique qui comporte un joueur comme ça devient meilleur. Ça donne plus d’options, l’autre équipe se soucie tout le temps [de sa position sur la glace] et ça crée des ouvertures pour les autres joueurs.»

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