À quand le prochain «miracle sur glace» des Américains?


Benoît Rioux
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La Confrontation des 4 nations étant terminée, les meilleurs joueurs de la Ligue nationale de hockey, qu’ils soient Canadiens, Américains, Scandinaves, Tchèques ou Slovaques, ont maintenant rendez-vous aux Jeux olympiques, en 2026, pour la première fois depuis Sotchi, 12 ans auparavant.
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C’est d’ailleurs là, à Sotchi, que le Canada a remporté l’or olympique pour la dernière fois au hockey masculin. Pour les États-Unis, la disette dure par ailleurs depuis 1980, à Lake Placid, lors de la fameuse conquête surnommée «Miracle on Ice» obtenue par des joueurs universitaires. Les États-Unis n’ont par la suite participé qu’à deux autres finales, soit à Salt Lake City (2002) et à Vancouver (2010). Chaque fois, c’est l’équipe canadienne qui a vaincu les Américains au match ultime.

Car c’est bien beau, la Confrontation des 4 nations, mais les Jeux olympiques demeureront toujours beaucoup plus prestigieux. Remarquez que la Confrontation des 4 nations, qui impliquait aussi la Suède et la Finlande, n’a pas déçu les amateurs de hockey. Loin de là! Surtout si l’on considère que l’événement venait se substituer au week-end des étoiles. N’empêche, une médaille d’or olympique, c’est difficilement comparable.
Des documents à signer
Peu importe son succès, cette Confrontation des 4 nations n’aura été qu’un avant-goût du prochain tournoi olympique de hockey masculin. En s’affrontant deux fois plutôt qu’une, le Canada et les États-Unis ont alimenté le spectacle, c’est le moins qu’on puisse dire. Or, ce n’est que partie remise en vue de la compétition en Italie, l’an prochain, à condition que les joueurs de la LNH soient bel et bien présents.
À ce niveau, le commissaire Gary Bettman et le directeur général de l’Association des joueurs, Marty Walsh, ont convenu qu’il ne restait que quelques documents à signer.
«La compétition internationale réunissant les meilleurs hockeyeurs est très importante pour nos joueurs, a déclaré Bettman, la semaine dernière, durant son passage à Montréal. Reprendre la participation aux Jeux olympiques la saison prochaine et organiser une Coupe du monde de hockey en 2028 offriront à davantage de joueurs l’opportunité de représenter plus de nations dans une compétition de haut niveau.»
Trois groupes
Aux Jeux de 2026, le Canada et les États-Unis sont encore loin d’un possible rendez-vous. Les trois groupes, devant rassembler un total de 12 équipes, sont en effet déjà connus depuis septembre 2024.
L’équipe canadienne fera ainsi partie du même groupe que l’Italie, la Suède et la Suisse. Les Américains seront plutôt avec la Lettonie, la Russie et la Slovaquie, à moins que les Russes soient à nouveau exclus par le Comité international olympique et qu’ils soient remplacés par la France. L’Allemagne, le Danemark, la Finlande et la Tchéquie seront finalement rassemblés pour la phase préliminaire.
«Il y a des problèmes sur la scène internationale qui doivent être résolus vis-à-vis la Russie, a d’ailleurs convenu Bettman. La Fédération internationale de hockey sur glace a récemment voté pour exclure la Russie. On attend aussi la décision du Comité international olympique.»
Des matchs sans saveur
Contrairement à la Confrontation des 4 nations, il y aura néanmoins plusieurs matchs insignifiants aux Jeux olympiques, que ce soit avec ou sans la Russie. Qui donc se souvient du tour du chapeau de Jeff Carter dans la victoire de 6 à 0 du Canada contre l’Autriche, le 14 février 2014, à Sotchi? Sans doute Carter lui-même, mais peut-être aussi le Québécois Roberto Luongo, qui avait signé le jeu blanc.

En résumé, pour 2026, les vainqueurs de chaque groupe passeront directement aux quarts de finale, tout comme le «meilleur deuxième». Un tour qualificatif, à simple élimination, suivra avec les huit nations restantes. Bref, le spectacle principal risque de commencer à partir des quarts.