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À Milan comme ailleurs, les Jeux olympiques «ont toujours été politiques»

Photo portrait de Mina Collin

Mina Collin

2026-02-07T23:16:18Z

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Si les Jeux olympiques sont d’abord associés au sport, ils ne peuvent être dissociés de leur dimension politique, qui les accompagne depuis toujours, estime le président de l’Observatoire de géopolitique de la Chaire Raoul-Dandurand, et ceux présentement disputés à Milan ne font pas exception.

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«Ils l'ont toujours été depuis le début», a affirmé d’entrée de jeu Yann Roche sur les ondes de LCN, samedi. 

Il rappelle entre autres les Jeux d’été de Berlin en 1936, qualifiés de «Jeux de la propagande» sous le régime d’Adolf Hitler, le boycottage des Jeux de Moscou en 1980 par les États-Unis à la suite de l’invasion soviétique de l’Afghanistan, ainsi que les Jeux d’hiver de Beijing en 2022, qui ont suscité un boycottage diplomatique de plusieurs pays occidentaux, dont le Canada, en raison des violations des droits de la personne en Chine.

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«Donc ça a toujours été politique», a-t-il résumé.

Photo d'archives
Photo d'archives

Les Jeux olympiques d’hiver présentement disputés ne font d’ailleurs pas exception. Dans un contexte de tensions avec les États-Unis, le vice-président JD Vance a été hué lors de la cérémonie d’ouverture, vendredi, alors que la présence d’agents de la police américaine de l’immigration (ICE) ne faisait pas l’unanimité à l’événement.

Le président de l’Observatoire estime toutefois que les spectateurs à Milan semblent faire la part des choses entre les athlètes et les décisions politiques de leur gouvernement.

«Il y a clairement un refroidissement des relations. Mais justement, j'écoutais hier soir avec attention comment les Américains allaient être accueillis. Les athlètes, ça a été quand même assez chaleureux. C'est quand JD Vance est apparu à l'écran qu'il y a eu des huées», a-t-il raconté.

Des règles qui encadrent la politique aux Jeux olympiques

Si les Jeux olympiques sont indissociables de la politique, celle-ci demeure toutefois strictement encadrée. Les athlètes n’ont notamment pas le droit d’exprimer une position politique sur le podium, une règle qui a marqué les Jeux olympiques de Mexico en 1968.

Lors de ces jeux, le sprinteur américain Tommie Smith avait remporté le 200 mètres, devant l’Australien Peter Norman et un autre Américain, John Carlos. Au moment de la cérémonie protocolaire, Smith et Carlos avaient levé un poing ganté de noir, un geste alors interprété comme un salut du mouvement «Black Power» dénonçant la ségrégation raciale aux États-Unis.

«Ils avaient été pénalisés très fortement parce qu'il y a un règlement qui interdit ce genre de choses sur le podium. Et depuis, sous la pression, le CIO a un petit peu assoupli la possibilité d'avoir des discours, c'est très encadré. Et à Beijing, le gouvernement chinois avait averti que toute déclaration politique serait sévèrement sanctionnée», a-t-il expliqué.

Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-dessus.

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