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«Indomptables»: La série qui révèle le talentueux Émile Ouellette

Nathalie Slight

2026-02-05T11:00:00Z

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Le public québécois s’apprête à tomber sous le charme d’Émile Ouellette. Nouveau visage de la série Indomptables, ce comédien talentueux promet de marquer les esprits avec son regard franc, son jeu nuancé, son charisme et son authenticité. Il campe Paul Richer, un chanteur et musicien country aussi charmant que rebelle.

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Émile, as-tu toujours su que tu voulais devenir comédien?

Mon père est comédien de théâtre et ma mère, autrice de théâtre, à Québec. Quand j'étais enfant, nous allions reconduire mon père au théâtre tous les soirs. Je l’accompagnais dans sa loge, je le voyais se préparer avant de monter sur scène, et j’étais persuadé que c'était seulement les hommes qui se maquillaient dans la vie! (rires) Le jeu, ça fait partie de moi. Au plus profond de moi, j’ai toujours su que j’allais me diriger vers le métier d’acteur... à une exception près.

Laquelle?

À un moment donné, j’ai ressenti le besoin de me distancer de mes parents comédiens. Je suis parti à Montréal, pour étudier en sciences politiques à l’UQAM. Ça n’a duré qu’une seule session. J’ai rapidement réalisé que j’étais fait pour jouer. Je me suis donc inscrit à l'École nationale de théâtre, mais à Montréal, question que les gens ne fassent pas le lien entre mes parents acteurs et moi.

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Patrick Seguin / TVA Publications
Patrick Seguin / TVA Publications

En quelle année as-tu terminé tes études?

J’ai obtenu mon diplôme de l'École nationale de théâtre en 2022, en pleine pandémie. La journée même de ma graduation, le gouvernement a annoncé que le port du masque n’était plus obligatoire, mais j'ai toutefois dû présenter tous mes spectacles en virtuel via des lives Facebook ou en présentiel devant des spectateurs distancés et masqués. Pas vraiment l’idéal pour une cohorte d’acteurs qui apprend son métier.

Était-ce difficile de décrocher des rôles après la pandémie?

Ce n’était pas évident. Pour ma part, j’ai décroché mon premier contrat professionnel grâce au metteur en scène René Richard Cyr, qui m'a offert un rôle au Théâtre du Rideau vert, dans la pièce Le Fils de Florian Zeller. J’incarnais le fils et Vincent-Guillaume Otis, mon père. Cette expérience m’a permis de faire circuler mon nom dans le milieu. Côté télé, j’ai décroché le rôle de Gudrun dans Drazilion, une émission jeunesse qui se déroule dans un monde de mystère et de magie.

Photo : Bernard Brault Encore Télévision / Bernard Brault, ©2023
Photo : Bernard Brault Encore Télévision / Bernard Brault, ©2023

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Dans cette série, tu donnes la réplique à des enfants!

La majorité de mes collègues acteurs sont âgés de 10 à 12 ans. C’est beau de voir leur spontanéité, leur instinct et leur plaisir sur le plateau. Ça me rappelle que notre métier consiste d’abord et avant tout à jouer! En tant qu'acteur, cette émission jeunesse me permet de faire du clown, une facette du jeu qu’on peut rarement mettre de l’avant. En plus, je suis vraiment fier de jouer dans une émission pour enfants dans le contexte médiatique actuel.

Que veux-tu dire?

On dit que les jeunes délaissent de plus en plus la télévision traditionnelle. Or un des meilleurs moyens de les habituer à consommer de la culture québécoise, c’est de commencer via les émissions jeunesse. Cela dit, pour ne pas les perdre à l'adolescence, il faut continuer de leur offrir du contenu qui leur ressemble. Si on les abandonne à mi-chemin, ils ne se rendront pas jusqu’à d’excellentes séries québécoises comme Indomptables.

Comment as-tu décroché le rôle de Paul Richer dans Indomptables?

Dans le cadre d’une audition un peu particulière, puisqu’en plus de mes scènes de jeu, je devais présenter une chanson à la guitare. Même si je joue du piano depuis l’enfance, et la guitare depuis l’âge de 13 ans, c’était la première fois que je devais offrir une prestation musicale dans la peau d’un personnage, soit Paul Richer, un chanteur et musicien qui tente de percer sur la scène country. J’ai trouvé ça stressant, mais il faut croire que j’ai fait bonne impression puisque j’ai décroché le rôle.

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La série Indomptables se déroule sur un ranch. As-tu eu l’occasion de monter à cheval dans le cadre de la série?

Non, mais j’aurais adoré ça! J’ai plusieurs scènes avec les membres de ma famille, composée de Geneviève Rochette, Benoît Gouin, Marianne Fortier et Alexandre Bacon. Paul aura aussi un intérêt amoureux dans la série, mais je ne vous en dis pas plus, car cette relation ne sera pas un long fleuve tranquille. Paul n’est pas un enfant de chœur, même s’il possède un très bon fond et une belle candeur.

Tu as aussi plusieurs scènes avec Joe Bocan. Dans quel contexte?

Elle incarne Rita, la propriétaire du bar où Paul passe beaucoup de temps. Ma première journée de tournage avec elle, je me sentais tout petit dans mes chaussures. Je donnais quand même la réplique à une légende de la musique! Mais elle m’a immédiatement mis à l’aise. Même si elle possède une formation de comédienne, Joe est surtout connue pour sa carrière musicale. Je pense que les gens vont découvrir une autre facette de son talent.

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Quelle est la nature de la relation entre Paul et Rita?

Ils sont amis. Paul ne paie pas toujours ses factures de boisson, il s’obstine avec Rita et ils jouent au poker ensemble. Je trouve ça le fun de voir une relation intergénérationnelle à l’écran, un visage de l’amitié très peu représenté dans notre télé.

Outre le jeu, quelles sont tes passions?

La musique est une grande passion pour moi. Le fait de jouer de la guitare sur la série Indomptables m’a donné envie de composer ma propre musique. Attention, je ne prévois pas sortir un album demain matin, mais j’ai le goût d’explorer cette avenue. Sinon, le voyage figure parmi mes passions.

Où es-tu allé dernièrement?

À Marrakech, au Maroc, avec ma copine (la comédienne Catherine Brunet). Ce que j’apprécie le plus des voyages, c’est d'aller à la rencontre de l’autre, apprendre ses mœurs, sa culture. J’ai vraiment eu la piqûre des voyages lorsque je suis parti en Inde à l’âge de 19 ans, avec Jeunes Musiciens du Monde. Fondée par un couple de Québec, cette organisation permet de payer la scolarité d’enfants indiens dans le besoin grâce à la musique. Il s’agit de l’une de mes plus belles expériences humaines à vie.

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Sinon, dans une entrevue que nous a accordée ton amoureuse Catherine Brunet, elle nous confie que vous vous entraidez de temps à autre dans vos carrières respectives. Tu as notamment créé ses looks dans une publication pour la friperie engagée Le Chaînon.

Oui, une super belle expérience. J’aime explorer différents modes d’expression artistique et la mode en fait partie! Mais je suis loin d’avoir le talent de mes amis, notamment le designer Markantoine Lynch-Boisvert. Plus tu le côtoies, plus tu as envie de te laisser aller et de créer ton propre style. Que ce soit avec des vêtements griffés ou des petits trésors dénichés en friperie, je m’amuse avec la mode.

En terminant, quels sont tes projets, à part Drazilion et Indomptables?

En début de carrière, j’ai ressenti le besoin de me détacher de mes parents comédiens pour bâtir ma propre carrière. Mais là, j'ai assez confiance en moi pour revenir au bercail. En mars prochain, je vais prendre part à une fable historique sur les pêcheurs en Gaspésie, écrite par ma mère et mise en scène par mon père, qui sera présentée à Québec.

Indomptables à l’hiver 2026 à TVA et sur TVA+

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