À la chasse de Carlos Alcaraz et de Jannik Sinner: Félix Auger-Aliassime a un nouvel objectif ambitieux et veut un plan pour l’atteindre


Jessica Lapinski
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L’écart entre Carlos Alcaraz, le numéro 1, Jannik Sinner, le numéro 2, et le reste du peloton du tennis masculin est abyssal. Félix Auger-Aliassime l’a constaté à ses dépens. De ses six dernières défaites, cinq sont survenues aux mains de l’Espagnol et de l’Italien.
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Mais ces revers n’ont pas freiné l’ambition du Québécois. Peu après sa défaite face au numéro 1 mondial Alcaraz, samedi en demi-finale du Masters de fin de saison, Félix émettait déjà le désir de les rejoindre au sommet de l’échiquier du tennis.
«J’ai battu beaucoup de bons joueurs dernièrement, a-t-il relaté dans une entrevue transmise par l’ATP. Sauf Jannik et Carlos. Avec mon entraîneur, avec mon équipe, on va en discuter calmement, regarder l’état de la situation et voir comment je peux m’améliorer, comment je peux réduire l’écart.»
«Pour moi, ç’a toujours été une partie intéressante de ma carrière, a ajouté Auger-Aliassime. Trouver des moyens de m’améliorer.»
Il croit encore au premier rang
Arrivé à Turin dans la peau du huitième mondial, le joueur de 25 ans quittera l’Italie comme cinquième meilleur joueur sur la planète.
«Le meilleur scénario aurait été de gagner ce tournoi, mais il n’y a qu’un joueur qui termine la saison sur une victoire», a relevé «FAA».
Ce dernier semble toutefois avoir bien en tête l’idée de devenir ce joueur, et de vaincre au passage les deux ténors du circuit.

«Depuis que je suis enfant, mon ambition a toujours été de gagner des tournois du Grand Chelem, d’être numéro 1 au monde», a-t-il pointé en conférence de presse, samedi.
«J’ai connu mes hauts et mes bas, mais honnêtement, à travers les hauts et les bas, j’ai toujours cru que je pouvais m’y rendre. Je le crois encore.»
Il aime le travail, alors...
Maintenant, a noté Félix, il faudra donc trouver «les bons aspects» de son jeu à améliorer. «Si je réussis, on verra où ça me placera.»
Si Auger-Aliassime a les deux meilleurs joueurs au monde dans sa mire, il reconnaît aussi se méfier de ceux qui poussent, derrière. Après tout, il était ce gars, il n’y a pas si longtemps: en août, le Québécois occupait le 28e rang.
«Tout le monde est bon, a-t-il concédé. [...] La compétition est vraiment relevée. Et des malchances, ça arrive.»
Mais... «Bien sûr, quand j’affronte ces deux gars en ce moment, le fait est qu’ils sont une coche au-dessus de tout le monde. Alors j’ai besoin de travailler.»
«Le travail ne m’a jamais fait peur, a poursuivi Félix. Alors tout est beau!»