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À Davos, Macron dit préférer «l'état de droit» et le «respect» à la «brutalité»

AFP

2026-01-20T21:19:21Z
2026-01-20T23:14:53Z

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Emmanuel Macron a dit mardi préférer «le respect» et «l'état de droit» aux «brutes» et appelé à ne pas «perdre son temps avec des idées folles», lors de son discours au Forum économique mondial de Davos qui sonnait comme une réponse à la diplomatie de Donald Trump.

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Le président français a aussi déclaré qu'aucune «réunion» du G7 n'était prévue jeudi à Paris, un rendez-vous qu'il avait initialement proposé à Donald Trump — dans un SMS rendu public par ce dernier — pour tenter d'aplanir la crise transatlantique. Il y a à ce stade seulement "une disponibilité" française à en organiser une, a-t-il précisé à des journalistes.

«N'acceptons pas un ordre mondial qui serait décidé par ceux qui prétendent avoir la voix la plus forte, ou le bâton le plus fort», a martelé Emmanuel Macron en anglais, arborant des lunettes de soleil en raison d'un problème oculaire.

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«Nous préférons le respect aux brutes [...], l'état de droit à la brutalité», a-t-il renchéri. «Ne perdons pas du temps avec des idées folles. N'ouvrons pas la boîte de Pandore», a-t-il ajouté, dénonçant à nouveau «un nouvel impérialisme ou nouveau colonialisme».

Emmanuel Macron a aussi déploré la «concurrence des États-Unis via des accords commerciaux qui minent nos intérêts à l'export, demandent des concessions maximales et visent ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe».

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Le président américain martèle sa volonté de s'emparer du Groenland, et menace de taxes douanières accrues les États européens qui s'y opposent.

Son homologue français a pointé une situation «folle» où l'Union européenne pourrait avoir à utiliser son arme commerciale anticoercition «pour la première fois» contre Washington.

Cet instrument permet de limiter les importations provenant d'un pays, l'accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements quand ce dernier essaie d'imposer ses vues par la coercition économique.

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«L'Europe a maintenant des outils très forts et nous devons les utiliser quand nous ne sommes pas respectés et quand les règles du jeu ne sont pas respectées», a insisté Emmanuel Macron.

OTAN «fragilisée»

Donald Trump veut aussi créer un «Conseil de paix» à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec l'ONU.

«La France et l'Europe sont attachées à la souveraineté nationale et à l'indépendance, et aux Nations unies et à leur charte», a souligné le président français.

Il a dit vouloir refaire du G7, que la France préside cette année, un «forum pour un dialogue franc» et pour des «solutions collectives et coopératives».

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Emmanuel Macron a par ailleurs confirmé qu'il rentrerait comme prévu mardi soir à Paris et ne rencontrerait donc pas Donald Trump qui arrive mercredi à Davos.

Alors qu'on lui demandait si le dirigeant américain était encore un allié, le président français a refusé de se prononcer. «C'est à lui d'apporter la réponse. C'est pas tout à fait les comportements qui vont avec, en effet, cette qualification», a-t-il toutefois lancé.

«On ne doit pas être agressé ou attaqué», a-t-il asséné. «Il ne faut pas céder à la loi du plus fort.»

Le chef de l'État a aussi estimé qu'en raison des tensions transatlantiques, l'OTAN était une instance «fragilisée».

Devant un partenaire d'hommes d'affaires, Emmanuel Macron a par ailleurs plaidé pour «plus d'investissements directs chinois» dans les secteurs hightech en Europe pour «soutenir notre croissance et transférer des technologies».

«Cette déclaration est emblématique du "en même temps" [...] L'autonomie stratégique ne se bâtit pas en suppliant la Chine», a fustigé le chef du Rassemblement national (parti français d'extrême droite), Jordan Bardella, dans un message sur la plateforme X.

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