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Fitzgibbon confie 75 millions $ à un fonds privé faute d’expertise

Le ministre estime qu’IQ n’a pas le savoir-faire requis pour bien conseiller les PME

Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable du Développement économique régional, hier, en compagnie de Daniel Labrecque, gestionnaire du Fonds de continuité DNA.
Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable du Développement économique régional, hier, en compagnie de Daniel Labrecque, gestionnaire du Fonds de continuité DNA. Photo Chantal Poirier
Photo portrait de Sylvain  Larocque

Sylvain Larocque

2022-02-18T05:00:00Z

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Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a confirmé hier l’octroi d’une somme maximale de 75 millions $ à un fonds privé dont l’objectif est d’aider les PME amochées par la pandémie, estimant qu’Investissement Québec (IQ) n’a pas les compétences pour le faire.

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« La transformation de modèles [d’affaires], ce n’est pas de l’expertise qu’on peut avoir à l’interne chez Investissement Québec, on parle de secteurs qui sont très diversifiés », a soutenu hier M. Fitzgibbon en conférence de presse à Montréal.

Depuis l’arrivée au pouvoir de la CAQ, en 2018, le gouvernement a pourtant accru significativement le financement d’IQ, ce qui s’est notamment traduit par une hausse de 37 % du nombre d’employés de la société d’État.

De plus, le ministère de l’Économie a octroyé pas moins de 1,2 milliard $ en aide financière aux entreprises depuis le début de la pandémie.

Québec investira 50 millions $ dans le Fonds de continuité DNA et pourrait y mettre 25 millions $ de plus au cours des prochaines années. Le fonds sera géré par la banque d’affaires DNA Capital, fondée en 2009 par le financier Daniel Labrecque.

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« Certaines de nos entreprises prometteuses ressortent fatiguées de cet effort de pandémie extraordinaire », a déclaré Pierre Fitzgibbon.

  • Écoutez l'édito économique de Michel Girard diffusé chaque jour en direct 6 h 50 à QUB radio : 

Investisseurs secrets

Une soixantaine d’investisseurs privés québécois contribueront quant à eux 50 millions $ au fonds pour une capitalisation initiale de 100 millions $. Leur identité restera secrète.

« P​our nous, à Investissement Québec, de co-investir avec des gens comme ça, disons que je vais bien dormir le soir », a lancé M. Fitzgibbon.

Selon lui, encourager les riches Québécois à investir dans les entreprises d’ici fait partie de la mission du gouvernement.

Le ministre a admis qu’il connaissait M. Labrecque et Stéphane Léveillé, un ancien de la Caisse de dépôt qui agira comme PDG du Fonds DNA, ainsi que plusieurs des investisseurs privés.

« Je connais pas mal de monde dans le monde des affaires au Québec », a-t-il noté.

Environ 2 % pour la gestion

Le gouvernement et les investisseurs privés verseront à DNA Capital, chaque année, environ 2 % des sommes investies pour la gestion du fonds, a précisé Daniel Labrecque.

Le fonds offrira aux entreprises dans lesquelles il investira le soutien de sept « conseillers-investisseurs » : Anna Martini, chef de la direction financière du Groupe CH (Canadien de Montréal) ; Gérard Geoffrion, ancien PDG du torréfacteur Van Houtte (aujourd’hui propriété de l’américaine Keurig), Luc Sabbatini, président de PBSC Solutions Urbaines ; Marc-André Aubé, PDG de Walter Surface Technologies (propriété de l’ontarienne Onex) ; Marie-Pier St-Hilaire, présidente d’Edgenda ; Martin LeBlanc, chef de la direction de CellCarta (propriété de l’américaine Arsenal Capital) et Yves Leduc, ex-PDG de Velan. 

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