Des PME privées de crédits d’impôt qui pourraient les aider

Agence QMI
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Des milliers de petites entreprises sont exclues des crédits d’impôt visant à aider les PME à faire face à la pénurie de main-d’œuvre.
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Une recherche effectuée par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) illustre que près de 38 000 PME n’ont pas accès aux crédits d’impôt visant pourtant à les aider.
«Cette incongruité est liée à la politique fiscale québécoise», a indiqué FCEI dans un communiqué. En effet, cette situation se produit en raison d’une politique du Québec qui empêche les entreprises des secteurs de la construction et des services qui rémunèrent moins de trois employés à temps plein d’obtenir des crédits d’impôt. De plus, ces mêmes entreprises n’ont pas accès au taux d’impôt réduit pour PME. Elles doivent ainsi payer un taux 259 % plus élevé.
«Le gouvernement du Québec impose non seulement ces petites entreprises comme des multinationales, mais en plus, il leur bloque l’accès à des aides cruciales pour qu’elles puissent affronter la crise de la pénurie de main-d’œuvre», s’est indigné François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI. La fédération rappelle qu’aucune autre province ne possède de telle politique fiscale.
La privation de ces aides nuit à des petites entreprises qui doivent déjà composer avec le défi du manque de main-d’œuvre, ce qui entraine une augmentation du travail du dirigeant et des employés, voir des refus de contrats ou de ventes.
«L’argument initial pour justifier le verrou des heures rémunérées s’appuyait sur un postulat hautement discutable de création d’emplois. Or, exclure les très petites entreprises de crédits d’impôt qui visent spécifiquement à encourager et faciliter l’embauche ainsi que la création d’emplois relève d’une évidente déviation du principe même sur lequel le gouvernement s’appuie pour en justifier l’utilisation. Il faut se rendre à l’évidence et arrêter d’essayer de légitimer l’injustifiable», a fait remarquer
Francis Bérubé, directeur des affaires provinciales pour le Québec à la FCEI.
Ainsi, les PME sondées par la FCEI jugent qu’une diminution des taxes et impôts (57 %) et une bonification des crédits d’impôt afin de permettre aux entreprises d’offrir de meilleures conditions de travail (49 %) forment des pistes de solution afin de faire face à la pénurie de main-d’œuvre.
«Le premier ministre François Legault désire ardemment amener le Québec plus loin. Il se compare souvent à l’Ontario pour atteindre des objectifs ambitieux, comme combler l’écart de richesse. Notre province voisine, dont 58,4 % de l’ensemble de ses entreprises ont moins de 5 employés, comparativement à 53 % ici, n’a pas peur de miser sur ses plus petites entreprises pour stimuler sa croissance économique. Il est temps que le premier ministre Legault fasse confiance aux entrepreneurs québécois pour stimuler la croissance économique», a conclu M. Vincent.