Six questions à la Santé publique sur les sports
La reprise des matchs freinée par le système de santé «fragile»

Stéphanie Martin
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Le Journal a posé six questions à la Santé publique du Québec pour comprendre les raisons de l'interdiction des matchs et des compétitions sportives, particulièrement chez les jeunes. Des questions qui surgissent régulièrement chez les fédérations et les amateurs. Les réponses indiquent que même s'ils ne sont généralement eux-mêmes pas affectés par la COVID, les jeunes subissent les conséquences d'un système de santé «fragile».
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1. Pourquoi peut-on diviser une équipe en deux et jouer un match, mais pas permettre la rencontre de deux équipes alors que le nombre de joueurs sur la surface de jeu serait le même?
L’organisation d'une partie intraéquipe n’augmente pas le nombre de contacts. En organisant des parties entre différentes équipes, le nombre de contacts est multiplié. Par ailleurs, la gestion des cas et des contacts est plus compliquée dans le cas d’un affrontement entre deux équipes.
2. Pourquoi ne pas permettre les matchs si tous les joueurs sont vaccinés?
Dans la situation actuelle, des personnes peuvent être contaminées, même si elles ont reçu trois doses du vaccin. Rappelons que la vaccination réduit les risques de développer des formes plus graves de la maladie.
3. Pourquoi ne pas arrimer les consignes québécoises avec ce qui se passe ailleurs au pays, où les matchs sont permis?
La situation de chaque province est différente, notamment sur les enjeux liés au système de soins.
4. Pourrait-on envisager une formule sans spectateurs, plutôt que de laisser les joueurs sans possibilité de jouer et de compétitionner?
Ce n’est pas la présence de spectateurs qui augmente les risques de propagation.
5. La Santé publique prend-t-elle en compte le retard important que plusieurs joueurs de sports de compétition vont subir en raison des arrêts prolongés et répétés de leur sport?
La santé globale et le développement sont pris en compte par la Santé publique.
6. Pourquoi empêcher les jeunes de jouer s'il est reconnu que la COVID n'affecte que très peu cette catégorie d'âge?
Même si les jeunes développent rarement des complications, ils peuvent être des vecteurs de diffusion du virus dans la communauté. Le système de soins demeure fragile, et il faut mettre en place les moyens pour éviter au maximum la propagation de la maladie.
- Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Enrico Ciccone sur QUB radio :