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Cinq matchs marquants entre l'Angleterre et l'Écosse

Agence France Presse

2021-06-17T22:33:14Z

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Si le Angleterre-Ecosse de vendredi, pour l'Euro, sera la 115e édition de l'affiche la plus souvent disputée au monde, quelques matches ont forgé la rivalité, non dénuée d'animosité, entre les deux voisins.  

1937: 149 415 spectateurs  

Covid oblige, il n'y aura encore que 22.500 personnes autorisées à Wembley pour le match vendredi.

Mais il y a 84 ans, à l'Hampden Park de Glasgow, il n'était guère question de distanciation sociale quand 149.415 personnes s'étaient massées dans l'enceinte pour voir les Écossais renverser l'Angleterre (3-1) grâce à deux buts tardifs de Bob McPhail, l'attaquant des Rangers.

Les spectateurs présents étaient d'autant plus privilégiés que la fédération écossaise de football (SFA) avait éconduit la BBC qui souhaitait retransmettre le match en direct à la radio, faute de droits versés.

« S'ils veulent parler affaires, nous sommes prêts à le faire », avait clamé le secrétaire général de la SFA, George Graham, cité dans le Times.

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1961: six buts d'écart  

Battre l'Écosse a toujours eu un goût particulier pour les Anglais (et réciproquement), mais la victoire record de 1961 (9-3), avec six buts d'écart, est encore plus savoureuse.

L'attaquant légendaire Jimmy Greaves y était allé de son triplé, mais c'est surtout la prestation désastreuse du portier écossais, Frank Haffey qui est entrée dans l'histoire.

Certains estiment même que ce match est directement à l'origine de la méfiance généralisée à l'égard des gardiens écossais qui a longtemps perduré dans le championnat anglais.

1967: retour sur terre  

Un an après avoir soulevé la Coupe du monde à domicile, l'Angleterre avait été ramenée à terre en s'inclinant 3 à 2 face à une Écosse qui vivait un printemps de rêve.

Un peu plus d'un mois après l'exploit à Wembley, quatre membre de la sélection allaient soulever la première Coupe d'Europe remportée par une équipe écossaise, après la victoire du Celtic sur l'Inter Milan (2-1) à Lisbonne.

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Le numéro de jonglage de Jim Baxter en remontant le terrain, dans les toutes derniers instants du match avait été le symbole de l'humiliation infligée aux Anglais, permettant aux Écossais d'être proclamés « champion du monde officieux » par la presse et les supporters.

1977: envahissement de terrain  

Dix ans après la leçon d'humilité infligée aux champions du monde en titre, les Écossais étaient une nouvelle fois allés chercher un succès en territoire ennemi (2-1) avec des buts de Gordon McQueen et Kenny Dalglish.

Un succès suivi d'un envahissement du terrain par une foule déchaînée qui a arraché la pelouse pour garder un souvenir et fait plier les cages sous le poids des fans montés sur la transversale.

Une ivresse collective qui avait fait dire au sélectionneur Ally MacLeod que son équipe finirait sur le podium du Mondial argentin l'année suivante, pour finalement sortir sans gloire au premier tour après n'avoir su battre ni l'Iran ni le Pérou.

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1996: la joie démesurée de Gascoigne  

La seule rencontre en tournoi entre les deux équipes a tout juste 25 ans, à l'Euro-1996 anglais. Et si le héros du jour jouait aux Rangers, il portait bel et bien le maillot des Three Lions, vainqueurs 2 à 0.

Éreinté par la presse anglaise pour son comportement festif hors du terrain lors d'une tournée de préparation à Hong-Kong, Gascoigne avait entraîné à sa suite plusieurs joueurs dans une soirée où des photos d'eux assis dans une chaise à dentiste, pendant qu'on leur versait des alcools forts dans la bouche, avait fait scandale.

Du pain bénit pour ce génie provocateur. Après un but d'anthologie - sombrero au-dessus de Colin Hendry et volée enchaînée - il s'était allongé sur le pelouse de Wembley pendant que ses équipiers penchés sur lui vidaient un bidon, rempli d'eau cette fois, dans sa bouche, en pied de nez à toute la presse.

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