4 ans après avoir quitté «Les bracelets rouges», Noah Parker revient sans filtre sur les conséquences de son départ

Guillaume Picard
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Il y a quatre ans, Noah Parker renonçait à une forme de stabilité en quittant Les bracelets rouges après une seule saison en raison d’un conflit d’horaire qui le forçait à faire un choix déchirant.
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Au lieu de poursuivre les tournages de cette série lumineuse de TVA, dans laquelle il campait un jeune hockeyeur frappé par le cancer, le comédien de 27 ans optait pour le plateau du film Comme le feu, de Philippe Lesage. Malgré toutes les qualités du long métrage, force est d’admettre que bien peu de Québécois l’ont vu comparativement aux Bracelets rouges.

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À l’époque, la production avait tenté de le convaincre de ne pas mettre une croix sur la série, mais Noah, qui avait été révélé juste avant dans les séries Six degrés et L’Échappée, avait une idée en tête et s’y est tenu.
Cette décision n’a certainement pas été sans conséquence, n’est-ce pas ?
« Sans trop me tirer dans le pied en disant cela, oui, c’est sûr que plusieurs personnes m’ont dit que ça ne se faisait pas de quitter Les bracelets rouges. Je pense que j’ai été blacklisté à court ou moyen terme, mais pour moi, c’était impensable de ne pas travailler avec Philippe Lesage. C’est plate, car c’était à cause d’un conflit d’horaire. J’espère que ça n’arrivera plus. »
Tourner dans un film d’auteur ne doit pas être aussi payant...
« C’était un risque financier, car le cinéma, c’est effectivement moins payant que la télé, mais je l’assume et je suis vraiment fier de mes choix, parce que ça a contribué à ce qu’on me considère comme un acteur sérieux. Je me sens accompli sur le plan artistique et, pour moi, c’est ça le plus important, même si je dois de temps en temps faire des quarts de travail comme serveur pour arrondir mes fins de mois. Ça doit être le fun de ne jamais s’inquiéter pour l’argent, mais je ne regrette pas. »
Malgré cela, tu assumes la direction que tu as prise, laquelle t’a amené à jouer dans deux films anglophones, Lunar Sway et Crash Land ?
« Oui, car je voyage et je rencontre des gens grâce à Lunar Sway et Crash Land. Récemment, j’étais à SXSW, au Texas, puis à Londres, pour ces films. »
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Parle-nous du quart-arrière québécois Benjamin Benji Lacasse, que tu campes dans MR BIG 2. Il est pressenti pour percer dans la NFL, mais il est aussi la cible de l’équipe MR BIG, que l’on suit dans la série réalisée par Alexis Durant-Brault.
« Benji a des comportements déviants par rapport aux filles et il est effectivement la cible de Jeff Sauvageau – que joue Pierre-Yves Cardinal –, qui va naviguer pour savoir ce qu’il a réellement fait ou ce que des gens autour de lui ont pu faire. »

As-tu dû t’entraîner pour être crédible en tant que joueur de football ?
« Oui, je me suis pas mal entraîné, et c’est drôle parce qu’après MR BIG, je jouais un genre de joueur de la Ligue nationale de hockey dans Prescott, donc ça a bien adonné. Pour les deux personnages, j’ai ajouté l’entraînement à ma préparation. »
Benji n’est sûrement pas unidimensionnel. Malgré ce qu’on découvrira sur lui, il n’est pas qu’un bête « méchant », non ?
« Benji a quand même un bon fond. Je pense que ces personnages-là, il ne faut juste pas les déshumaniser. Il faut essayer de les comprendre sans les juger, même si je le juge un peu. (rires) Comme acteur, on a plus de place pour tester des choses quand on joue un personnage déviant. On peut aller plus loin, on peut laisser sortir notre fou. »

Comment c’était de travailler avec Alexis Durand-Brault qui, en plus de la réaliser, produit la série avec sa partenaire, Sophie Lorain, via leur boîte ALSO ?
C’était vraiment le fun et je dois le dire : je n’avais jamais eu autant de plaisir sur un plateau. Alexis sait comment rallier une équipe et c’est fou comment il rend un plateau agréable. Il prend des risques. On dirait qu’on est dans une série à gros budget, mais c’est assez impressionnant ce qu’il réussit à faire avec nos moyens. »
- La deuxième saison de la série policière MR BIG est disponible sur illico+. Les trois premiers épisodes s’y trouvent déjà. Un nouveau s’ajoute chaque jeudi, jusqu’à un total de 10.