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«Il n’y avait pas de bullshit avec lui»: le monde de la boxe déplore le décès d’Alex Hilton

Régis Lévesque, promoteur de boxe, entouré de Matthew Hilton (à gauche) et d'Alex Hilton (à droite).
Régis Lévesque, promoteur de boxe, entouré de Matthew Hilton (à gauche) et d'Alex Hilton (à droite). Photo d'archives, Le Journal de Montréal
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-04-07T18:20:09Z

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Alex Hilton, membre de la célèbre famille royale de la boxe québécoise des « Fighting Hilton », est décédé à 61 ans.

Figure controversée en raison de ses démêlés avec la justice, Hilton s’est cependant attiré le respect dans l’arène. Au cours de sa carrière professionnelle, qui s’est étalée de 1982 à 2004, il a présenté une fiche de 37-11-0 (23 K.-O.).

C’est l’un de ses frères, Jimmy, qui a annoncé la nouvelle via sa page Facebook, en expliquant qu’il aurait rendu l’âme dans son sommeil.

« Les mots ne peuvent décrire le choc et la tristesse que nous ressentons tous à la suite de la perte de notre frère et fils adoré, Alex Stewart Hilton, un homme d’une grande bonté et d’une sincérité rare. Il s’est éteint paisiblement dans son sommeil, aujourd’hui, à l’âge de 61 ans. Il était le meilleur fils, frère et ami qui ait jamais existé et il nous manquera terriblement. Je t’aime, mon frère », a-t-il écrit avec émotion.

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Ancien champion canadien

Hilton n’a assurément pas connu le succès que ses frères Dave et Matthew ont obtenu, eux qui ont été champions du monde.

À 18 ans, il a remporté le titre canadien des poids moyens contre Ralph Hollett, en 1983. En janvier 1985, ce titre lui a toutefois été enlevé, puisqu’il n’a pas respecté le délai pour assurer la défense de sa ceinture.

Sa carrière a été ponctuée d’incidents hors de l’arène, notamment lorsqu’il a été condamné pour avoir commandé une agression sexuelle sur un détenu lorsqu’il purgeait lui-même une peine de prison.

« C’était un gars vraiment déterminé. J’ai développé un profond respect pour lui et je ne vais pas parler des problèmes judiciaires quand quelqu’un n’est plus là pour s’expliquer.

« Ce que je peux dire, c’est que dans le ring, il était hargneux, il cognait très fort. On pouvait s’attendre à tout avec lui », a commenté l’ancien pugiliste Alain Bonnamie, qui s’est battu deux fois contre lui et cinq fois au total contre des membres de la famille Hilton.

Fin de carrière difficile

Entre septembre 1985 et décembre 1991, Hilton n’a pas livré de combat. Il a tenté de relancer sa carrière par la suite et jusqu’à ses adieux à la boxe en 2004, le promoteur Yvon Michel a été derrière l’organisation de 19 de ses 20 derniers combats. Il s’est incliné lors des six derniers.

« Il a fait partie d’une famille qui a fasciné le Québec et qui a fait rêver.

« C’était un gars qui donnait toujours le maximum de lui-même. Il donnait un bon show. Avoir dans ces années-là un Hilton sur une carte, c’était très vendeur », a rappelé Michel.

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« Il n’y avait pas de bullshit avec lui. C’était un gars vraiment authentique. Je sais qu’il a eu des problèmes légaux, mais quand il s’engageait, il le faisait vraiment. Tu avais la conviction qu’il ne renierait pas sa parole. Tu avais aussi la conviction qu’il donnerait le meilleur qu’il était capable de donner. Et ça, on l’appréciait », a-t-il ajouté.

Comme un frère

Le chroniqueur au Journal et animateur de radio de longue date Gilles Proulx s’est occupé de la carrière de Hilton lors de ses 10 dernières années dans l’arène. C’est lui qui négociait ses contrats, notamment.

En apprenant la nouvelle, il s’est dit « immensément chagriné ».

« J’en ai fait un petit frère, quasiment au point où ça aurait pu rendre mon fils jaloux, mais mon fils était un amateur de boxe. Par rapport à ses deux frères, qui ont été champions du monde, je flanchais pour Alex parce que je trouvais que c’était l’oublié courageux », a-t-il témoigné.

Alex Hilton semblait avoir repris sa vie en main, selon le documentaire de Marie-Claude Savard Être un Hilton, paru à l’automne 2024. Hilton a longtemps été affecté par des problèmes de dépression et de consommation.

« Je l’ai perdu de vue pendant une bonne période après son dernier combat. Je l’ai revu à un gala de boxe qu’on organisait à la Place Bell avec Kim Clavel, qui se battait en championnat du monde.

« D’habitude, je le sentais toujours malheureux. Cette fois-là, il me semblait en paix. Il avait l’air bien et il était tout en humour. La première chose qu’il m’a dite quand il m’a revu, ce que j’avais donc bien pris du poids ! » s’est souvenu Yvon Michel.

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