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Le Grand Prix de Montréal 2025 dans un projet pilote

Les enjeux logistiques pour l’organisation de l’édition 2026 en mai poussent les organisateurs à agir dès maintenant

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-11-20T05:00:00Z

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LAS VEGAS | Avec un mois de moins en préparation à la sortie de l’hiver 2026, les organisateurs du Grand Prix devront se rouler les manches et amorcer le montage du Grand Prix dès l’automne prochain afin que le circuit Gilles-Villeneuve soit prêt pour la mi-mai 2026. D’ailleurs, Le Journal a appris que le parc Jean-Drapeau et le promoteur suivent déjà un «projet pilote» sur le terrain afin de préparer l’édition de juin 2025 plus rapidement.

• À lire aussi: Le Grand Prix du Canada aura lieu en mai à partir de 2026

Alors que le Grand Prix se tient en juin depuis des décennies, le promoteur commençait habituellement son montage et ses opérations logistiques en mars.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Mais pour livrer la piste à temps en mai 2026, il n’a d’autre choix que de se mettre à l’ouvrage plus tôt et de monter les gradins, entre autres. D’autant plus que lors des deux derniers printemps, la métropole a été frappée par des tempêtes de verglas.

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Au passage de notre photographe sur le circuit Gilles-Villeneuve, le montage des gradins était entamé, comme des travaux à certains endroits du tracé.

Travaux et préparations sur le circuit Gilles-Villeneuve de l’Île Notre Dame en vue du GP 2025 du Canada, à Montréal, le mardi 19 novembre 2024. Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Travaux et préparations sur le circuit Gilles-Villeneuve de l’Île Notre Dame en vue du GP 2025 du Canada, à Montréal, le mardi 19 novembre 2024. Photo Agence QMI, JOEL LEMAY Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

La piste, bien que très poussiéreuse pour les bolides en juin, serait aussi prête plus tôt. Les travaux pour une toute nouvelle chaussée complétée en 2023 facilitent entre autres cette livraison hâtive.

Au centre-ville, des restaurateurs ont accueilli la nouvelle avec positivisme, pourvu que dame Nature soit de leur côté. La météo se veut le principal enjeu.

Miami a changé la donne

Ce changement de position au calendrier était d’ailleurs dans l’air depuis quelques années, selon les informations recueillies. En 2023, l’apparition du Grand Prix de Miami, placé à l’horaire au début de mai, a accéléré le déplacement.

Et les multiples problèmes rencontrés en juin dernier, à tous les niveaux de l’organisation de l’événement, ne permettaient pas aux organisateurs de résister aux demandes de la haute direction de la Formule 1.

D’ailleurs, une rencontre a bel et bien eu lieu cet été entre le grand patron Stefano Domenicali et les autorités montréalaises, mais en visioconférence. Selon nos sources, la F1 cherchait à savoir, entre autres, comment elle pouvait être mieux servie dans la métropole et comment tirer avantage du plan directeur dans la transformation du parc Jean-Drapeau visité par près de 350 000 personnes durant la semaine du Grand Prix.

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

Donc, pour la dernière fois, l’escale montréalaise est placée à la mi-juin, en plein milieu du segment européen qui regroupe neuf courses. Ce sont pour des raisons environnementales et logistiques évoquées par la F1 qu’elle sera devancée de quelques semaines dès 2026.

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