Formations complètes à la Coupe des Présidents à Montréal: une première dans l’histoire
Trois Canadiens se forgent une place au sein de l’équipe internationale menée par le capitaine Mike Weir


François-David Rouleau
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Quand il a quitté la salle à manger du club de golf TPC Craig Ranch à la veille de la Coupe CJ Byron Nelson, après un grand souper avec une vingtaine de joueurs internationaux à Dallas, au début du mois de mai, Mike Weir a lancé un souhait. «Que quelqu’un dans cette salle gagne ce tournoi cette semaine.» Son compatriote Taylor Pendrith l’a pris au mot!
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Le puissant Canadien de 33 ans a devancé le plateau pour signer sa première victoire sur le circuit de la PGA. Une performance qui lui a permis de freiner sa glissade au classement après un début de saison chancelant en plus de prouver à Weir qu’il devait solidement le considérer parmi ses 12 hommes à la Coupe des Présidents à Montréal. Il a enchaîné avec six tops 20, dont celui de l’Omnium des États-Unis en juin, et fait son chemin jusqu’au Championnat du circuit de la PGA disputé le week-end dernier à East Lake, en banlieue d’Atlanta. Il figurait ainsi parmi les 30 meilleurs golfeurs de la saison.
«Taylor a connu un été incroyable. Il a gagné à Dallas et il a continué à bien jouer. C’est bien de l’avoir parmi nous sur cette équipe pour la deuxième fois», a résumé Weir en annonçant ses six choix discrétionnaires pour compléter sa formation. Il a entre autres ses qualités, dont sa puissance, et l’amélioration de son jeu sur les verts.
Succès à Montréal
Cette fin de saison a convaincu le capitaine de la formation internationale de le sélectionner pour le combat à venir sur les allées du Royal Montréal. Un endroit où il a obtenu du succès lors de l’Omnium canadien en 2014, où il était un jeune amateur fougueux. Il avait alors démarré avec une ronde de 65 (-5) en s’installant parmi les meneurs. Il avait finalement terminé au 43e rang avec trois cartes sous la normale.
Dix ans plus tard, il sera de retour sur L’Île-Bizard en compagnie de Corey Conners et de Mackenzie Hughes. De voir trois Canadiens intégrer la formation internationale dans l’histoire de la Coupe des Présidents, disputée depuis 1994, il s’agit d’une première.

À l’édition de 2022 à Quail Hollow, Conners et Pendrith avaient établi une marque. Laissé de côté dans sa cour arrière où il était d’ailleurs membre, Hughes avait mal digéré être ignoré par le capitaine Trevor Immelman.
Cette fois, Weir lui a fait confiance et a écouté sa voix intérieure. «Il a offert de solides prestations durant toute la saison. J’adore son jeu court. Il appartient à l’élite et figure parmi les meilleurs sur le circuit de la PGA.»

En effet, Hughes pointe au quatrième rang avec son fer droit en main et autour des verts, il vient au 14e rang pour sauver les normales. Il s’agit de qualités recherchées pour avoir du succès au Royal Montréal.
«J’aime aussi son cran et sa combativité. J’ai appris à le connaître. Il est aussi très passionné, comme les autres, a-t-il ajouté en expliquant sa décision. Mac s’est placé dans de féroces luttes en tournois. Il a très bien fait. En formule partie par trous, sa fiche est impressionnante.»
En plus des trois Canadiens, Weir a sélectionné le Sud-Africain Christiaan Bezuidenhout, le Néo-Zélandais Min Woo Lee et le Coréen Si Woo Kim. Ils s’ajoutent aux Matsuyama, Day, Im, Scott, Kim et Hun An.
Impasse sur Taylor
Si certains ont tenté de comprendre l’absence du Canadien Nick Taylor de la formation, elle s’explique par une saison très difficile. Le vainqueur de l’Omnium canadien en 2023 a rappliqué par une éclatante victoire en prolongation à l’Omnium de Phoenix en février dernier, mais il a ensuite dégringolé au classement au fil de ses contre-performances.

Il a raté les couperets des quatre championnats du Grand Chelem et sa saison a pris fin dès le premier tournoi éliminatoire de la Coupe FedEx. Les statistiques avancées ont aussi joué contre sa candidature.
Adam Hadwin était aussi dans la course pour l’un de six billets vers Montréal, mais Weir n’a pu exaucer son souhait.
«Il y a eu des choix très difficiles à faire. On peut être fier de compter trois Canadiens sur l’équipe, a-t-il expliqué. Ces sélections sont bien justifiées, car ils étaient en plein dans la bataille.»
Le tournoi se mettra en branle le 26 septembre.