Coupe des Présidents à Montréal: «La plus grosse édition de l’histoire en territoire international» – Ryan Hart, directeur général
Le circuit de la PGA espère que l’atmosphère sur le parcours durant le tournoi ressemble à celle d’un match du Canadien au Centre Bell


François-David Rouleau
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Sans hésiter une seconde, par une promenade pluvieuse sur le parcours du Royal Montréal au début d’août, le directeur de la Coupe des Présidents, Ryan Hart, estime que l’endroit accueillera «la plus grosse édition de l’histoire en territoire international». Et pour ce faire, il souhaite qu’elle se distingue à sa façon lorsque l’équipe internationale de Mike Weir croisera le fer avec celle des États-Unis de Jim Furyk...

«Durant la semaine de compétition, notre objectif est d’amener l’atmosphère du domicile du Canadien au parcours», fait savoir le fervent amateur de hockey, Ryan Hart, en entrevue avec Le Journal.
Natif des plaines canadiennes, il se range d’ordinaire derrière les Jets de Winnipeg. Il a toutefois un faible pour le Bleu-Blanc-Rouge. Un univers dans lequel il évolue depuis près de quatre ans pour concevoir l’édition 2024 de la Coupe des Présidents. En territoire incontesté du Canadien, celle-ci aura une saveur unique. Les organisateurs du circuit de la PGA espèrent que le Royal Montréal se transformera en gigantesque Centre Bell à ciel ouvert.

«Les partisans du Canadien sont parmi les plus passionnés au hockey, estime Hart. Nous souhaitons observer cette passion, ce volume et cette excitation aux quatre coins du Royal Montréal cet automne.»
À 40 km du «Temple du hockey» du centre-ville de Montréal, le plan de match est ambitieux. Mais à en constater les nombreuses installations qui ont poussé comme des champignons durant l’été sur le réputé Parcours Bleu, qui s’est refait une beauté afin d’accueillir la crème du golf américain et international, cet objectif est plus que réalisable.
Un «animal» différent
Ceux qui ont vécu l’édition 2007 réussie de la Coupe des Présidents resteront surpris en mettant les pieds sur la propriété. Un «animal» fort différent débarquera à Montréal dans la semaine du 24 septembre. Rien de comparable à l’organisation d’il y a 17 ans.
C’est ce que le PGA Tour tente d’expliquer depuis des lunes aux divers acteurs municipaux et gouvernementaux impliqués, puisque l’évènement est constamment vitaminé.
Pour l’édition de 2022 à Quail Hollow en Caroline du Nord, la PGA avait littéralement organisé le plus gros tournoi de son histoire.

Chaque jour, plus de 40 000 spectateurs avaient franchi les tourniquets. Ils s’étaient ensuite éparpillés sur le parcours, dans les nombreux énormes gradins et dans de gigantesques loges corporatives. Celles-ci s’étendaient sur environ 600 000 pi2.

Au Royal Montréal, elles seront encore plus grosses, alors que la centaine de loges devrait approcher une superficie totale 640 000 pi2. Que ce soit autour du 1er ou 10e tertre, ou bien du 13e au 16e trou, les immenses structures permettront aux spectateurs d’être complètement dans le feu de l’action. Six d’entre elles sont déployées sur deux niveaux et six autres, d’un étage, sont perchées quasi au-dessus de l’action en raison du relief.



«Ce sera la plus grosse édition de la Coupe des Présidents en territoire de l’équipe internationale», assure Hart en pointant les installations sur le parcours, où défileront en moyenne 35 000 spectateurs par jour.
Arène de départ
Au premier tertre entouré de gradins comme à l’aréna et dans les plus grandes compétitions mondiales comme la Coupe Ryder, près de 3000 spectateurs s’entasseront dans les gradins afin de faire lever le spectacle. Le Bleu-Blanc-Rouge à la manière américaine «Red-White and Blue» fera face aux jaune et noir distinctifs à l’équipe internationale.
«Le golf est différent du hockey, mais on souhaite avoir l’avantage du terrain, espère le capitaine des Internationaux, Mike Weir. L’atmosphère sera importante pour nous. C’est comme si l’équipe américaine jouait à New York. C’est un énorme avantage. On veut que ce soit pareil et qu’on attire la majorité de la faveur du public.»

À moins de 90 min de la frontière et 6 h de route de la «Grosse Pomme», le capitaine américain, Jim Furyk, serait heureux que ses hommes obtiennent l’appui de 20% des spectateurs.
Fierté
Impliqué dans les compétitions par équipe de la bannière étoilée depuis 1997 à travers le monde, Furyk a vu neiger en matière d’atmosphère. Grand amateur de sports, il partage le souhait de Ryan Hart.
«C’est difficile de comparer chaque évènement, car ce sont tous des animaux différents. La Coupe Ryder est unique, la Coupe des Présidents aussi. Tout comme l’Open, l’Omnium américain et les championnats majeurs, énumère-t-il au bout du fil en entrevue avec Le Journal.

«La Coupe Ryder, c’est l’atmosphère d’un match de football de la NFL qui défonce les portes d’un parcours de golf. L’Open, c’est le silence et les réactions de la foule. Au Canada, le sport fait partie de l’ADN des amateurs. Ils sont fiers, explique le participant à de nombreux Omniums canadiens au fil du temps. Je crois qu’ils seront fidèles à leurs habitudes à cette édition à Montréal.»
«Il faut entendre les rugissements de la foule et l’excitation à travers le parcours. Les compétitions par équipe se distinguent de cette façon. C’est génial.»