Iglesias envoie son adversaire au pays des rêves

Ian Gauthier
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Le boxeur cubain Osleys Iglesias a défendu son titre des super-moyens de l’IBO de manière spectaculaire, jeudi soir au Casino de Montréal, en y allant d’un K.-O. dévastateur aux dépens du Russe Evgeny Shvedenko dès le premier round.
Ce duel avait lieu en sous-carte du gala mettant en vedette les Québécois Steven Butler et Patrice Volny.
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Nouvelle recrue d’Eye of the Tiger Management (EOTTM), le boxeur de 26 ans en était à son deuxième combat au Québec après avoir disposé de l’Argentin Marcelo Coceres en mars dernier.
Iglesias, un puissant cogneur gaucher, y est allé d’un véritable énoncé devant Shvedenko. Après avoir mis la table avec un violent uppercut de la main gauche, le Cubain a placé une vicieuse main droite à la tête de son rival, qui a pratiquement été projeté au tapis et qui a semblé perdre la carte pendant cinq secondes.
Un moment effrayant, par ailleurs, qui en a laissé plusieurs bouche bée dans le cabaret du Casino (à voir en vidéo principale).
Shvedenko, pourtant, n’est pas le premier venu. Vaincu une seule fois en carrière auparavant, son dernier combat était un match nul contre Pavel Silyagin, un boxeur du top-15 dans la division.
«J'avais une grande inquiétude pour Shvedenko parce qu'il avait vraiment l'air mal en point, a commenté le grand patron d’EOTTM, Camille Estephan. On va garder un oeil là-dessus mais il a l'air correct, les médecins l'ont examiné.»
Estephan contenait difficilement sa joie devant un résultat aussi impressionnant pour son nouveau protégé.
«On savait qu'il était très, très bon, a-t-il affirmé. Là, on va avoir de la misère à aller chercher des bons adversaires.»
«Honnêtement, on est en Cadillac avec lui, a également illustré Estephan. On aura une super-vedette dans pas longtemps.»
Le principal intéressé, lui, s'estimait récompensé à la suite d'un «camp d'entraînement très difficile».
«Pour moi, ça représente beaucoup parce que je veux me faire voir et avoir des plus gros défis», a expliqué celui qui ne vise rien de moins que le sommet de la division.
Un premier titre pour Biyarslanov
Dominant de bout en bout lors de son combat contre l’Argentin Elias Mauricio Haedo, le Russe Arthur Biyarslanov a mis la main sur le titre NABF des super-légers, sa première ceinture en carrière, en l’emportant par K.-O. au quatrième round.
Protégé d’Eye of the Tiger, Biyarslanov (15-0-0, 12 K.-O.) disputait le deuxième combat de sa carrière à Montréal.
Le «Loup Tchétchène» s’est mis au travail dès le premier round, plaçant rapidement des coups de puissance devant un Haedo (14-6-0, 10 K.-O.) qui ne semblait pas avoir les moyens de répondre.
Biyarslanov a fini le travail dans les dernières secondes du quatrième round à l’aide d’un percutant crochet de gauche.
«J’appréciais le combat, a confié Biyarslanov. Parfois on est tellement stressé alors qu’il faut profiter de la bagarre. On a eu un très long camp, deux mois, et je ne voulais pas finir le combat immédiatement.»
Invité par son entraîneur à en finir après le troisième round, Biyarslanov a «enclenché la deuxième vitesse» et effectué ses combinaisons. C’en était alors terminé pour son adversaire.
Khataev en a plein les bras
À son premier combat pour le promoteur montréalais, le Russe Shamil Khataev (12-0-1, 3 K.-O.) en a eu plein les bras devant le Suisse Ramadan Hiseni (18-1-2 6 K.-O.), qui n’était pas venu pour se faire battre.
Boxeur technique, Khataev, frère d’Imam, également protégé d’Eye of the Tiger, a notamment été mis en difficulté au cinquième round, tournant même dangereusement le dos à son adversaire après avoir été atteint solidement.
Khataev a néanmoins connu sa part de bons moments dans ce duel qui s’est finalement soldé sur un nul majoritaire.
Orobio sans pitié
L’un des plus beaux espoirs d’EOTTM, le super léger colombien Jhon Orobio, a démontré un court échantillon de tout son potentiel en passant rapidement le K.-O. au Mexicain Jose de Leon Jasso dès le deuxième round dans le deuxième combat de la soirée.
Jasso (13-5-1, 6 K.-O.) a visité le tapis une première fois après une quarantaine de secondes au premier round à la suite d’un puissant crochet de droite d’Orobio (10-0-0, 9 K.-O.). Le pugiliste de 20 ans a ensuite fini le travail au round suivant avec une dévastatrice main gauche à la mâchoire.
Santana impitoyable
Dans le premier duel de la soirée, le Montréalais Luis Santana n’a pas perdu de temps en hachant menu son rival du jour, l’Argentin Guillermo Leonel Crocco, dès le deuxième round.
Travaillant son adversaire au corps, Santana (12-0-0, 6 K.-O.) a mis son rival en difficulté dès la première reprise avant de se montrer impitoyable à la seconde. Par trois fois, le pauvre Crocco (20-4-1, 6 K.-O.) a visité le tapis après avoir encaissé de brutaux coups au corps. Il s'agit d'une 12e victoire chez les professionnels pour Santana, et une sixième par mise hors de combat.