Une bonne dose de confiance pour les Oilers avant le match ultime contre les Canucks

Jonathan Bernier
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EDMONTON | À l’exception de deux matchs depuis le début de cette série, les Oilers ont outrageusement dominé les Canucks au chapitre des tirs au but. Pourtant, lors des trois matchs précédents, ils n’avaient pas été en mesure de marquer plus de trois buts.
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L’explosion de samedi soir, qui a vu les Albertains déjouer Arturs Silovs à cinq occasions, ne peut être que bénéfique en prévision du match ultime. Trois passes pour Connor McDavid, deux pour Leon Draisaitl et trois points chacun (un but, deux passes) pour Evan Bouchard et Ryan Nugent-Hopkins.

«Ça nous donne confiance, a lancé Vincent Desharnais aux deux journalistes francophones venus à sa rencontre. À un certain point, quand tu n’es pas capable de marquer plus que deux ou trois buts, ça finit par te jouer dans la tête.»
Que ce soit en raison de la malchance, du brio de Silovs ou un peu des deux, les gros canons des Oilers n’avaient pas encore réussi à se rendre justice de façon satisfaisante.
On pourrait croire que les cinq buts inscrits vendredi les ont rassasiés, mais ce serait mal les connaître. Surtout que l’attaque massive a été blanchie pour un deuxième match de suite.
«C’est quasiment une bonne nouvelle, a soutenu le Lavallois à propos de cette courte léthargie. Ces gars-là veulent compter et ils vont être encore plus affamés de le faire en supériorité numérique.»
Enfin 60 minutes
Au-delà de la situation dans lesquelles ces buts ont été marqués, c’est l’effort soutenu des Oilers pendant toute la durée de la rencontre qui leur a permis de se séparer des Canucks et de ne jamais réellement regarder derrière.
«C’est pas mal près d’être soixante minutes de jeu complètes», a lancé le défenseur qui, plutôt cette semaine, avait soulevé le fait que son équipe n’avait pas encore été en mesure d’offrir du jeu constant pendant toute la durée d’un match.
«Tout le monde a contribué, a-t-il poursuivi. Quand notre quatrième ligne embarquait sur la glace, elle bourdonnait, elle donnait du momentum. En séries, c’est de ça que tu as besoin. Ça ne peut pas toujours être le premier et le deuxième trios qui performent.»
Desharnais s’est lui-même impliqué avec près de 20 minutes de temps de jeu, dont 5 mins 21s en infériorité numérique, cinq mises en échec et un peu de rififi avec Vasily Podkolzin. Ce qui lui a valu, vers la fin de la rencontre, une punition de 10 minutes pour mauvaise conduite.

«[Evander] Kane avait un gars par-dessus lui. Les juges de ligne bloquaient ses bras. Il recevait des coups de poing au visage. Donc, j’ai essayé de l’aider, a expliqué Desharnais. Ça fait partie des séries, il y a de l’émotion.»
De l’émotion, ce n’est pas ça qui manquera lundi soir au Rogers Arena de Vancouver. Les deux équipes lutteront alors pour leur survie devant une foule qui risque d’être survoltée.
«Ça va être bruyant et il va y avoir beaucoup d’intensité. Alors, qu’on ait réussi à se bâtir un peu de confiance avant d’arriver là-bas, ça va nous aider», a-t-il conclu, avant de se diriger vers les douches.