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LPHF: Une première saison au-delà des attentes à Montréal

La directrice générale, Danièle Sauvageau, la gardienne Ann-Renée Desbiens, l'entraîneuse-chef Kori Cheverie, et la capitaine Marie-Philip Poulin (en arrière-plan) ont participé au bilan de fin de saison de l'équipe de Montréal, dans la LPHF, vendredi, à l'Auditorium de Verdun.
La directrice générale, Danièle Sauvageau, la gardienne Ann-Renée Desbiens, l'entraîneuse-chef Kori Cheverie, et la capitaine Marie-Philip Poulin (en arrière-plan) ont participé au bilan de fin de saison de l'équipe de Montréal, dans la LPHF, vendredi, à l'Auditorium de Verdun. Photo Pierre-Paul Poulin
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-05-17T22:46:26Z

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Malgré une fin de saison en queue de poisson, la bande à Marie-Philip Poulin n’oubliera jamais cette campagne inaugurale de la Ligue professionnelle de hockey féminin.

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Trois sujets étaient récurrents chez les joueuses rencontrées dans le vestiaire de l’équipe à l’Auditorium de Verdun ou celles attablées en conférence de presse à l’étage: les partisans, le professionnalisme et l’adaptation.

«Ça met les choses en perspective quand tu perds et que tu vois près de l’autobus des gens qui ont voyagé jusqu’à Boston pour nous supporter», a raconté Marie-Philip Poulin, vendredi, lors du bilan de la formation montréalaise.

«Cette saison a été inoubliable et riche en émotions, en souvenirs. [...] Ce qu’on a créé, c’est plus gros que nous, c’est magique», a ajouté la capitaine.

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«C’est vraiment exceptionnel ce que la ligue et l’organisation à Montréal ont réussi à accomplir en peu de temps. Il y a 12 mois, on ne savait même pas où seraient les équipes», s’est souvenue la gardienne Ann-Renée Desbiens, qui n’a toujours pas digéré l’élimination en trois matchs par Boston.

Ann-Renée Desbiens
Ann-Renée Desbiens Photo Pierre-Paul Poulin

Le Centre Bell

Pour la première fois, ces athlètes ont été acclamées pendant une saison complète et non seulement aux quatre ans lors des Jeux olympiques. Le souvenir d’un Centre Bell (où le club devrait retourner plus souvent en 2024-2025) bondé de 21 105 spectateurs, un record pour du hockey féminin, restera gravé à jamais dans leurs mémoires.

«Les amateurs ont surpassé toutes mes attentes. Ce ne sont pas seulement les fans qui ont rempli nos trois arénas, c’est aussi tout l’engouement à Montréal. J’allais dans un café et on me parlait de nos matchs. Montréal mérite un championnat et c’est décevant de ne pas avoir réussi», a souligné la défenseure Erin Ambrose, également surprise par les kilomètres parcourus depuis janvier et tous les micros pointés sous son nez.

«Merci aux partisans pour toute la saison. C’était incroyable les matchs très bruyants. Ça me rendait émotive derrière le banc», a tenu à dire en français l’entraîneuse-chef Kori Cheverie.

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Erin Ambrose a répondu aux questions des journalistes dans le vestiaire, vendredi.
Erin Ambrose a répondu aux questions des journalistes dans le vestiaire, vendredi. Photo Pierre-Paul Poulin

Aux petits oignons

«Depuis que j’ai terminé le collège, il n’y a rien qui se compare à ce qu’on vient de vivre, a renchéri Laura Stacey, qui a touché 10 fois la cible. Même si un repas après un match n’était pas ton favori, au moins, tu avais un repas!»

Dès le camp d’entraînement, les filles ont été traitées aux petits oignons.

«Tout était fourni, tout était là pour nous», s’est exclamée l’arrière Catherine Daoust.

«On arrive à 1 h du matin et nos sacs sont déjà défaits par des employés. C’est remarquable», a souligné Poulin.

Laura Stacey
Laura Stacey Photo Pierre-Paul Poulin

L’arbitrage

Parmi les aspects à améliorer, Kristin O’Neill a parlé la constance de l’arbitrage.

«Les contacts et les mises en échec sont aussi nouveaux pour les officiels. Trouver l’équilibre entre ce qui est permis ou non aidera beaucoup la ligue», a dit la meilleure marqueuse de Montréal en séries avec deux filets.

Le nombre de joueuses par équipe et les contrats de 10 jours des réservistes ont aussi été évoqués.

Danièle Sauvageau (à droite) et Marie-Philip Poulin en conférence de presse, vendredi.
Danièle Sauvageau (à droite) et Marie-Philip Poulin en conférence de presse, vendredi. Photo Pierre-Paul Poulin

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