LPHF: Une première saison au-delà des attentes à Montréal


Mylène Richard
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Malgré une fin de saison en queue de poisson, la bande à Marie-Philip Poulin n’oubliera jamais cette campagne inaugurale de la Ligue professionnelle de hockey féminin.
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Trois sujets étaient récurrents chez les joueuses rencontrées dans le vestiaire de l’équipe à l’Auditorium de Verdun ou celles attablées en conférence de presse à l’étage: les partisans, le professionnalisme et l’adaptation.
«Ça met les choses en perspective quand tu perds et que tu vois près de l’autobus des gens qui ont voyagé jusqu’à Boston pour nous supporter», a raconté Marie-Philip Poulin, vendredi, lors du bilan de la formation montréalaise.
«Cette saison a été inoubliable et riche en émotions, en souvenirs. [...] Ce qu’on a créé, c’est plus gros que nous, c’est magique», a ajouté la capitaine.
«C’est vraiment exceptionnel ce que la ligue et l’organisation à Montréal ont réussi à accomplir en peu de temps. Il y a 12 mois, on ne savait même pas où seraient les équipes», s’est souvenue la gardienne Ann-Renée Desbiens, qui n’a toujours pas digéré l’élimination en trois matchs par Boston.

Le Centre Bell
Pour la première fois, ces athlètes ont été acclamées pendant une saison complète et non seulement aux quatre ans lors des Jeux olympiques. Le souvenir d’un Centre Bell (où le club devrait retourner plus souvent en 2024-2025) bondé de 21 105 spectateurs, un record pour du hockey féminin, restera gravé à jamais dans leurs mémoires.
«Les amateurs ont surpassé toutes mes attentes. Ce ne sont pas seulement les fans qui ont rempli nos trois arénas, c’est aussi tout l’engouement à Montréal. J’allais dans un café et on me parlait de nos matchs. Montréal mérite un championnat et c’est décevant de ne pas avoir réussi», a souligné la défenseure Erin Ambrose, également surprise par les kilomètres parcourus depuis janvier et tous les micros pointés sous son nez.
«Merci aux partisans pour toute la saison. C’était incroyable les matchs très bruyants. Ça me rendait émotive derrière le banc», a tenu à dire en français l’entraîneuse-chef Kori Cheverie.

Aux petits oignons
«Depuis que j’ai terminé le collège, il n’y a rien qui se compare à ce qu’on vient de vivre, a renchéri Laura Stacey, qui a touché 10 fois la cible. Même si un repas après un match n’était pas ton favori, au moins, tu avais un repas!»
Dès le camp d’entraînement, les filles ont été traitées aux petits oignons.
«Tout était fourni, tout était là pour nous», s’est exclamée l’arrière Catherine Daoust.
«On arrive à 1 h du matin et nos sacs sont déjà défaits par des employés. C’est remarquable», a souligné Poulin.

L’arbitrage
Parmi les aspects à améliorer, Kristin O’Neill a parlé la constance de l’arbitrage.
«Les contacts et les mises en échec sont aussi nouveaux pour les officiels. Trouver l’équilibre entre ce qui est permis ou non aidera beaucoup la ligue», a dit la meilleure marqueuse de Montréal en séries avec deux filets.
Le nombre de joueuses par équipe et les contrats de 10 jours des réservistes ont aussi été évoqués.
