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Une soirée frustrante à Vancouver pour le Tricolore

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-03-22T11:20:22Z

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Un coup de coude au visage, un gardien qui vous fait trébucher, une congestion monstre près du demi-cercle, une incapacité à sortir de la zone avec régularité et une attaque massive blanchie à trois occasions, c’est le genre de soirée frustrante qu’a connu le Canadien à Vancouver.

Un match éprouvant qui s’est soldé par une défaite sans équivoque de 4 à 1.  Une troisième en autant de rencontres depuis le début de ce périple. Une quatrième si on inclut celle contre les Bruins, subie au Centre Bell.

Les attaquants des Canucks s’étaient passé le mot pour se placer le plus près possible de Samuel Montembeault. Toute la soirée, ils ont engorgé le demi-cercle du gardien du Canadien, s’y prenant parfois à deux.

Ajoutez à cet adversaire, le défenseur du Tricolore qui tente de l’éloigner et ça fait de la circulation lourde devant Montembeault. À plusieurs occasions, les défenseurs des Canucks ont tenté de profiter de ces écrans.

C’est exactement ce qu’a fait Nikita Zadorov sur son premier but de la rencontre. Voilé par David Savard et Sam Lafferty, Montembeault n’a jamais vu la trajectoire de la rondelle.

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« C’est à moi de trouver la rondelle dans le trafic », a néanmoins soutenu le gardien.

Le scénario fut pratiquement identique sur celui de Nils Aman. À cette occasion, le Suédois a fait dévier le tir de Tyler Myers.

Au-delà de cette présence lourde et accrue, les locaux n’ont pas souvent laissé la chance à leurs rivaux de respirer. Leur capacité à faire déplacer la rondelle sur toute la surface du territoire ennemi a forcé les joueurs du Canadien à leur courir après tout au long de la soirée.

C’est à croire que Rick Tocchet, le pilote des Canucks, avait eu vent que le système défensif hybride des Montréalais n’est pas toujours à point.

L’attaque massive à sec

Le Tricolore se serait donné une meilleure chance de l’emporter s’il avait su profiter de l’une de ses supériorités numériques. Trois fois en deuxième période il a obtenu l’avantage d’un homme, alors qu’il tentait de combler un déficit de deux buts.

« On aurait eu besoin d’un moins un but à ce moment. Ç’aurait pu changer un peu l’allure du match, a reconnu Trevor Letowski après la rencontre. Ce fut décevant. »

Il faut donner crédit aux Canucks qui ont bloqué l’accès au centre du territoire de belle façon. Incapable de solutionner ce défi, l’attaque massive du Canadien a passé le plus clair de son temps en périphérie. La troupe de Letowski est parvenue à faire plier son adversaire à sa troisième occasion.

Cole Caufield a alors touché le poteau avant que Casey DeSmith ne sorte un gros arrêt de la jambière aux dépens d’Alex Newhook, qui avait réussi à décocher un tir de l’enclave.

Guhle l’avait de travers

Par ailleurs, s’il a probablement disputé son meilleur match de la saison, mardi à Edmonton, Kaiden Guhle en avait une difficile dans le corps. Il a d’abord été victime d’un coup de coude au visage impuni de Teddy Blueger.

Plus tard, il a été rudoyé par Nils Höglander avec qui il a eu maille à partir. Enfin, il a vu la passe de Blueger, qui allait mener au but de Conor Garland passer tout juste sous la palette de son bâton.

À un certain moment, on se demandait s’il n’allait pas casser son bâton sur la tête d’un rival tellement on le sentait à bout de nerfs.

Quand on vous dit que c’était une soirée frustrante.

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