Cinq graves erreurs de Jarmo Kekäläinen
TVA Sports
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En 2013, Jarmo Kekäläinen est devenu le premier directeur général européen de l'histoire de la Ligue nationale de hockey.
Au cours de son règne de plus de 10 ans, il a réalisé des bons et des mauvais coups, mais ce sont pour ses mauvais qu'il a évidemment été congédié.
Voici ses cinq pires décisions...
Les embauches de Mike Babcock et de John Tortorella
Au sommet de la liste, nous n'avons pas le choix de mettre les embauches de Mike Babcock et de John Tortorella à titre d'entraîneur-chef.
Dans le cas de Babcock, il s'agissait assurément de la pire décision de sa carrière. On connaît tous l'histoire et il n'aura finalement même pas dirigé un seul match derrière le banc.
Dans le cas de Tortorella, il est demeuré longtemps en poste, de 2016 à 2021, mais pendant toutes ces années, les Blue Jackets n'ont remporté qu'une seule ronde de séries éliminatoires et plusieurs joueurs ont demandé une transaction. De plus, aucun joueur autonome majeur ne s'est joint à l'organisation pendant son règne.
Ne pas capitaliser sur Artemi Panarin et Sergei Bobrovsky
En 2018-2019, les Blue Jackets luttaient pour une place en séries, mais leurs deux grandes vedettes, Artemi Panarin et Sergei Bobrovsky, avaient signifié leur intérêt de quitter Columbus lors de l'été en tant que joueurs autonomes.
Plutôt que de les échanger à fort prix, Kekäläinen a fait l'acquisition des attaquants Matt Duchene et Ryan Dzingel en retour d'un choix de premier tour, de deux choix de deuxième tour et de jeunes joueurs.
Résultat? Les Blue Jackets ont été éliminés au deuxième tour et Panarin, Bobrovsky, Duchene ainsi que Dzingel ont tous quitté les Blue Jackets à l'ouverture du marché des joueurs autonomes.
Donner Jonathan Marchessault et Oliver Bjorkstrand
Le 5 mars 2014, Kekäläinen a procédé à une transaction de joueurs de la Ligue américaine. Cependant, l'un deux, Jonathan Marchessault, allait devenir une vedette de la Ligue nationale quelques années plus tard.
À sa défense, il n'est pas le seul à avoir abandonné dans son cas, mais il aurait pu être celui qui lui donne sa vraie première chance dans le circuit Bettman.
Dix ans plus tard, le Québécois se dirige vers une troisième saison de 30 buts ou plus. Ah oui, il a aussi remporté le trophée Conn Smythe l'an dernier...
Dans le cas d'Oliver Bjorkstrand, c'est encore plus difficile à comprendre puisqu'il venait de connaître une saison de 57 points, dont 28 buts avec les Blue Jackets. Néanmoins, Kekäläinen l'a échangé au Kraken de Seattle en retour de choix de troisième et quatrième tours.
Cette saison, le Danois de 28 ans est le meilleur joueur du Kraken avec 40 points en 53 matchs. Il a d'ailleurs participé au Match des étoiles.
Le fiasco Marian Gaborik
Dans ce dossier, Kekäläinen a fait deux erreurs plutôt qu'une.
En premier lieu, il l'a acquis des Rangers de New York à la date limite des transactions de 2013 en retour de Derrick Brassard, John Moore et Derek Dorsett.
Finalement, les Blue Jackets n'ont pas fait les séries éliminatoires.
Lors de la date limite des transactions suivante, Kekäläinen a tenté de réparer son erreur en transigeant Gaborik aux Kings contre un choix de deuxième tour et Matt Fratin.
Ces deux éléments n'ont jamais servi les Blue Jackets alors que Gaborik, lui, a obtenu 16 points en 19 matchs lors du reste de la campagne et a surtout aidé les Kings à remporter la coupe Stanley grâce à une récolte de 22 points, dont 14 buts, en 26 rencontres de séries.
L'expansion des Golden Knights
Quelques directeurs généraux ont très mal paru lors de l'expansion des Golden Knights de Vegas et Kekäläinen est l'un d'eux.
En effet, le Finlandais a donné l'attaquant David Clarkson, un choix de premier tour en 2017 et un choix de deuxième tour en 2019 aux Golden Knights pour les obliger à sélectionner... William Karlsson, au repêchage d'expansion.
Kekäläinen voulait ainsi s'assurer que les Golden Knights ne prennent pas le gardien Joonas Korpisalo ou l'attaquant Josh Anderson.
Or, Karlsson a inscrit pas moins de 78 points, dont 43 buts, à sa première saison dans le Nevada et est devenu l'un des visages de la concession.
Un petit boni pour les partisans des Canadiens
Les cinq décisions mentionnées plus haut sont pires que celle d'échanger Josh Anderson pour Max Domi, mais ce n'est tout de même pas la meilleure de Kekäläinen, loin de là.
En effet, Anderson est un ailier de puissance qui est difficile à trouver dans la Ligue nationale et il a notamment aidé les Canadiens de Montréal à se rendre jusqu'en finale de la Coupe Stanley en 2021.
Pendant ce temps, Domi a marqué 18 buts en 107 matchs avec les Blue Jackets avant d'être échangé contre Tyler Inamoto (Qui!?) en 2022.