Canadiens de Montréal

Saison terminée pour Juraj Slafkovsky?

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Juraj Slafkovsky s’absentera pour les trois prochains mois. Jake Evans restera sur la touche pour huit à dix semaines. Joel Armia et Jonathan Drouin ne reviendront pas au jeu avant la pause du Match des étoiles (début février), alors que Jake Allen aura besoin d’une autre semaine de repos.

Tout juste avant la conférence de presse de mi-saison du directeur général, Kent Hughes, le Canadien a offert un bilan médical assez lourd pour cinq de ses joueurs.

Du groupe des cinq, la perte de Slafkovsky, probablement pour le reste de la saison, est la plus importante. Premier de classe du repêchage de 2022, le Slovaque avait l’intention de se relancer en deuxième moitié d’année. Il n’aura pas cette chance.

Slafkovsky a subi une blessure au genou gauche en troisième période dans un gain de 2 à 1 contre les Rangers, dimanche, au Madison Square Garden. Sur le coup, on croyait que le choc avec le défenseur Ben Harpur était anodin, mais ce n’était pas le cas.

Avec cette blessure au genou gauche, Slafkovsky aura besoin d’une période de rééducation de trois mois, mais il n’aura pas besoin d’une opération. 

Voyez dans la vidéo ci-dessus la première partie du point de presse de Kent Hughes et la deuxième partie ci-dessous.

Point de presse de K. Hughes, 2e partie -

De la jonglerie

La première saison de Slafkovsky en Amérique du Nord risque fort de se résumer ainsi: 4 buts, 6 passes, 10 points, et un dossier de -13 en 39 rencontres. Le gros ailier n’a pas connu un départ flamboyant. Mais à 18 ans seulement, il était surtout en période d’apprentissage et de découvertes.

Joe Thornton, le premier choix au total avec les Bruins de Boston en 1997, avait aussi vécu un départ très modeste à 18 ans dans la LNH. Il n’avait obtenu que 7 points (3 buts, 4 passes) en 55 matchs avec les Bruins. Plus récemment, Jack Hughes, un autre premier de classe, avait aussi offert un rendement assez faible avec 21 points (7 buts, 14 passes) en 61 matchs avec les Devils du New Jersey. C’était en 2019-2020.

Dans son bilan, Hughes a rappelé l’importance de la patience avec un jeune attaquant de 18 ans. Le DG a refusé de décrire son séjour à Montréal comme une étape difficile pour son développement.

«Il n’y a pas un seul chemin pour le développement d’un joueur, a raconté Hughes. Les joueurs arrivent avec des habiletés différentes et des personnalités différentes. Ils ont aussi des fondations et des connaissances différentes du jeu.»

«J’aime utiliser une analogie. On veut parfois changer la façon de patiner d’un joueur. Il faut modifier la mécanique. Pour comprendre la magnitude d’un tel changement, c’est comme si on demandait à une personne de changer sa modification de marcher [patiner], mais en jonglant avec trois balles en même temps. Dans le contexte d’un match de hockey, c’est de marcher et jongler avec les trois balles, tout en traversant l’autoroute sans se faire frapper par une voiture.»

«Au hockey, tu dois prendre des décisions en une fraction de seconde, a-t-il poursuivi. Tu dois réagir très rapidement. Avec Juraj, nous voulons l’aider à comprendre comment il peut devenir plus productif en Amérique du Nord. Ce n’est pas toujours naturel. Nous croyons que son développement se fera par étapes. Il y a des fois où il pensait trop sur la glace et d’autres fois, il faisait juste réagir. Nous ne sommes pas inquiets pour sa production. Nous pensons que s’il fait les bonnes corrections, il deviendra un bon joueur à long terme dans cette ligue.»