Canadiens de Montréal

Kent Hughes catégorique au sujet de Samuel Montembeault

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Plus Samuel Montembeault additionne les bonnes performances, plus sa valeur augmente. Âgé de 26 ans et empochant un salaire de 1 million de dollars par saison jusqu’à la conclusion de la prochaine, il pourrait se révéler une prise intéressante pour un directeur général en quête de profondeur à cette position. Sauf que Kent Hughes ne l’entend pas ainsi.

«Sam ne s’en va nulle part, a assuré le directeur général du Canadien. On veut le garder.»

Jamais, au cours de son bilan de près de 45 minutes, Hughes n’a été aussi tranchant. Sauf peut-être lorsqu’est venu le temps de confirmer que sa priorité était de mettre Cole Caufield sous contrat pour plusieurs saisons.

Par conséquent, voilà qui en dit beaucoup sur la satisfaction qu’éprouve l’organisation à l’égard de l’ancien de l’Armada de Blainville-Boisbriand.

«Il traverse une excellente séquence. Pour un gardien de la LNH, il est encore jeune. C’est difficile de se baser sur ce petit segment pour prédire son avenir, mais on voit qu’il a un certain potentiel», a expliqué Hughes.

Traduction libre : et si les succès qu’il connaît présentement étaient le présage d’un brillant avenir, le Canadien s’en mordrait les doigts de l’avoir échangé, alors que la relève est plutôt mince à cette position.

Voyez la première partie du point de presse de Kent Hughes dans la vidéo ci-dessus et la deuxième partie ci-dessous. 

Point de presse de K. Hughes, 2e partie -

L’étoffe d’un numéro un?

En début de saison, l’athlète originaire de Bécancour avait montré des signes encourageants d’une progression certaine par rapport à l’an dernier. Toutefois, depuis que Jake Allen est sur la touche (le Canadien a annoncé qu’il raterait au moins une autre semaine), Montembeault a atteint un autre niveau.

Mardi soir, face aux Jets de Winnipeg, il a disputé un cinquième match consécutif. Une cinquième soirée de travail en neuf jours. Une tâche de travail colossal même pour un gardien habitué au rythme d’un numéro un.

Au cours de cette séquence, il a maintenu un dossier de trois gains contre deux revers. Mais ce qui est remarquable, c’est le taux d’efficacité de ,946 qu’il a affiché au cours de ces rencontres, en plus d’une moyenne de buts alloués de 2,02. Des matchs au cours desquels, à l’exception de celui de mardi, ses coéquipiers en ont arraché défensivement.

On verra de ce qu’il adviendra d’Allen au retour de sa blessure et à l’approche de la date limite des transactions fixée au 3 mars. Mais Montembeault peut-il aspirer au titre de gardien numéro un?

À cette question, Martin St-Louis avait préféré jouer de prudence, mardi matin, au terme de l’entraînement matinal de son équipe, affirmant qu’il n’avait pas sous la main suffisamment d’information pour se prononcer.

«Je ne le connaissais pas beaucoup avant d’arriver ici. Mais, l’an dernier, il a solidifié sa position comme gardien de la LNH. Cette année, il a fait un pas de plus. Il nous a donné de très bons matchs. Il a été très constant», avait-il tout de même pris soin de souligner.

Binnington, Crawford, Dubnyk

Montembeault ne serait pas le premier gardien de l’histoire récente de la LNH à sortir de sa coquille dans la mi-vingtaine.

Jordan Binnington était sur le point de célébrer son 26e anniversaire de naissance lorsqu’il a disputé sa première saison complète avec les Blues, les menant à la coupe Stanley.

Corey Crawford avait le même âge que Binnington lorsqu’il a obtenu un poste régulier avec les Blackhawks.

Devan Dubnyk a éclos avec le Wild, à 28 ans, après avoir roulé sa bosse avec les Oilers, les Predators, un court séjour dans l’organisation du Canadien et les Coyotes.

Donc, rien n’est encore joué pour Montembeault