Canadiens de Montréal

Triple Low-Five: Michel Therrien explique sa décision

Publié | Mis à jour

«Nous devons respecter la game. Nous devons respecter les partisans.»

C’est ainsi, il y a déjà dix ans, que Michel Therrien, alors entraîneur-chef du CH, justifiait sa décision d’interdire le «Triple Low-Five», cette poignée de main spéciale qu’exécutaient alors P.K. Subban et Carey Price à la suite de chaque victoire du club.

Crédit photo : Eric Bolte/Agence QMI

Si le choix de Therrien avait à l’époque créé beaucoup de remous chez les partisans de l’équipe, le poids des années, comme c’est souvent le cas lors des histoires du genre, a graduellement calmé la grogne populaire. 

Mais cette saga est revenue sur la table jeudi soir, alors que Subban, dans le cadre de l’hommage lui ayant été servi par les Canadiens, a quitté la glace en y allant, aux côtés de Carey Price... de la fameuse poignée de main interdite en 2013!

Rapidement, plusieurs partisans ont qualifié cette séquence de «plus beau moment de la soirée». Et presque aussi rapidement, de nombreuses personnes se sont également remises à se demander quelles étaient les réelles raisons de l’interdiction émise en 2013 par Michel Therrien. 

Profitant du passage de l’ancien coach du CH dans l’avant-match Canadiens-Islanders, samedi, l’animatrice Élizabeth Rancourt l’a une fois pour toutes questionné sur le sujet. 

«Il y avait eu des changements avant la campagne. La saison 2011-2012 avait été extrêmement difficile. Marc Bergevin était arrivé à Montréal et m’avait engagé comme entraîneur. J’avais ensuite choisi mon personnel. Pour nous, il fallait changer la culture de l’équipe. On voulait enlever le côté individualiste de chaque joueur et instaurer un concept collectif.»

Crédit photo : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Therrien a alors marqué une pause, avant de poursuivre. 

«Quand tu prends une décision du genre, tu sais que ça ne fera pas l’unanimité. Mais avant le lock-out qui sévissait cette année-là, on a vraiment pu prendre le temps de bien connaître nos joueurs et on a choisi d’aller en ce sens et de prioriser le concept d’équipe. 

«Si on se souvient bien, 2013 était l’année où les clubs commençaient à se réunir au centre de la glace pour célébrer leurs victoires avec leurs partisans. J’ai vu ça pour la première fois quand les Rangers l’ont fait. J’ai trouvé l’idée extraordinaire. Vraiment. J’en ai parlé avec le capitaine (Brian Gionta) et il trouvait aussi que c’était une bonne idée.»

L’ex-instructeur a ensuite mentionné que le concept avait rapidement été adopté par les joueurs. 

«Ils ont embarqué! Et les honneurs individuels sont arrivés ensuite. Nous sommes passés de la dernière position de notre division à la première. P.K. a grandi là-dedans. Il est devenu le meilleur défenseur de la LNH, cette année-là. Il a gagné le Norris. En bout de ligne, je suis très satisfait d’avoir vu l’équipe grandir à ce point.»

Voyez l'intervention complète de Therrien en vidéo principale.