Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Michel Godbout

Jake, Samuel et Cayden... pas le même combat!

Jake, Samuel et Cayden... pas le même combat!

Michel Godbout

Publié 30 septembre
Mis à jour 30 septembre

À le regarder à l’entraînement, durant le camp d’entraînement du Tricolore, et au cours des périodes de matchs préparatoires qu’il a jouées, il est clair que Jake Allen assume pleinement son rôle de gardien numéro un avec l’organisation montréalaise. 

Il démontre un aplomb rassurant à chacun des exercices. Pour un gars dont le poste est assuré, il ne prend rien pour acquis, ne tourne aucun coin rond.

Et c’est tant mieux, car ce degré de professionnalisme ne peut que se répercuter positivement sur ses coéquipiers, notamment sur ses deux futurs adjoints.

Mais qui sera l’élu?

Samuel Montembeault, en raison de son expérience, part avec une bonne longueur d’avance pour le poste de «numéro un B». Mais en début de semaine, l’entraîneur Martin St-Louis avait clairement indiqué que le poste d’auxiliaire à Jake Allen devait être mérité par Montembeault ou Cayden Primeau. Est-ce encore le cas? 

L’entraîneur-chef tentait-il de mousser la compétition interne, d’allumer un feu sous les pieds de Montembeault, de fournir de l’espoir à Primeau? Possiblement toutes ces réponses!

Lorsqu’on regarde les statistiques des deux gardiens en saison régulière à leurs débuts professionnels dans la Ligue américaine, ça se ressemble drôlement. Dans la LAH, le gardien de Bécancour a disputé 104 matchs, cumulant une moyenne de buts accordés de 3.09 et un taux d’efficacité de .903.

Pour Primeau, c’est 82 matchs joués, 2.50 de moyenne de buts alloués et .909 de taux d’efficacité. L’Américain se démarque légèrement.

Mais Montembeault a démontré beaucoup de bonnes choses avec le CH, l’hiver dernier, dans des circonstances pour le moins difficiles. Ce n’était pas parfait au sein d’une équipe en difficulté, mais il y a de bonnes bases sur lesquelles le cerbère peut continuer de bâtir. Dans un rôle de second, il aura la chance de peaufiner davantage son jeu avec l’entraîneur Éric Raymond et normalement, il devrait progresser.

Dans le cas de Primeau, l’échantillon de travail LNH est trop petit et peu concluant. Sa dernière sortie, jeudi contre Winnipeg, n’a rien fait pour prouver qu’il est près de graduer. Si on se concentre sur ses trois campagnes à Laval, ce sont des saisons qui ont été en dents de scie, un peu à l’image de son équipe. 

Par contre, ses performances en séries au printemps dernier ont démontré que le jeune avait évolué et qu’il était en mesure d’appliquer plusieurs nouvelles techniques en situation de match critique. C’est principalement pour cette raison qu’il est dans les discussions pour le poste d’auxiliaire à Montréal.

Toutefois, à le regarder au camp d’entraînement et dans les matchs préparatoires, il est clair, pour moi, que Primeau a besoin de finition. Il doit trouver un moyen de faire de la confiance son alliée de manière constante car, à mes yeux, il ne projette pas encore l’assurance d’un gardien de la LNH. Qu’on le laisse encore développer cet aspect à Laval en disputant plus de 40 matchs et peut-être que la conversation du gardien auxiliaire sera différente l’an prochain. 

On verra...