Crédit : COURTOISIE JONATHAN L'HEUREUX/CAPITALES DE QUÉBEC

Baseball

Codie Paiva mise sur l'énergie de la foule

Benoît Rioux

Publié | Mis à jour

Le lanceur Codie Paiva a peut-être grandi dans le décor paradisiaque de l’archipel d’Hawaï, mais rarement a-t-il vu, au baseball, une ambiance aussi festive que celle qui règne au Stade Canac lors des matchs des Capitales. Il ne manque que les colliers à fleurs!

Paiva, 25 ans, sera le partant pour la formation de Québec, samedi, pour le deuxième match de la courte série 2 de 3 opposant les Capitales aux Titans d’Ottawa. Il compte bien se nourrir de l’énergie en provenance des gradins pour mener son équipe à la victoire.

«C’est l’une des meilleures foules que j’ai connues, tout le monde encourage et on peut sentir l’énergie dans le stade, a décrit l’Américain. Quand j’étais à l’université, il y avait ces matchs à Lafayette, en Louisiane, où l’ambiance était survoltée, mais j’étais alors dans le club visiteur. C’était moins plaisant pour notre équipe.»

L’ancien de l’Université Loyola Marymount, en Californie, est maintenant du bon côté à Québec. Celui qui a aussi gravité en 2019 dans l’organisation des Marlins de Miami, au niveau des recrues, a le devoir de s’imposer face aux Titans pour faire danser les spectateurs.

«Codie est un compétiteur qui lance une tonne de prises et son gros lancer est son changement de vitesse, a décrit le gérant Patrick Scalabrini, avec confiance. Ce lancer en est un des ligues majeures.»

Un voyage évité

Vendredi, alors que les Capitales entamaient la série à Ottawa, Paiva est demeuré à son appartement, à Stoneham, pour prendre du repos et éviter le voyagement. Il prévoyait toutefois regarder ses coéquipiers à l’œuvre, en soirée, sur le web.

«En regardant le match, ça peut permettre de voir des choses sur les frappeurs adverses que je n’ai pas analysées pendant la saison», a indiqué l’artilleur droitier.

Pourtant, les frappeurs des Titans semblaient avoir bien peu de secrets pour Paiva, samedi dernier, dans un gain de 8 à 1 en saison régulière. Le lanceur n’avait alors cédé que trois coups sûrs en sept manches en plus de réaliser sept retraits au bâton.

«Je sais comment les affronter, mais au baseball, c’est différent d’une journée à l’autre, a relativisé Paiva. Je ne pense pas que ce récent match me donne nécessairement un gros avantage. Je sais que je peux les retirer, mais match après match, il faut être en mesure d’exécuter.»

Mener les troupes

Ancien capitaine de son équipe lorsqu’il fréquentait l'école secondaire sur l’île d’Honolulu, Codie Keolananimauloa Paiva, de son nom complet, sait très bien l’importance qu’a ce deuxième match éliminatoire - sans lendemain à la suite de la défaite de vendredi soir à Ottawa - pour les Capitales. 

Son leadership, il espère alors le démontrer par sa manière de se comporter, samedi soir, sur le monticule du Stade Canac.

«J’aime être un meneur au sein du personnel de lanceurs, mais ça se passe surtout par ma façon de jouer», a-t-il convenu.