Omnium banque Nationale

Leylah Annie Fernandez n’avait pas les armes

Publié | Mis à jour

Leylah Annie Fernandez se disait «un peu triste» après cette défaite au deuxième tour de l’Omnium Banque Nationale. Après deux mois passés loin des terrains, la Québécoise n’avait pas les armes pour battre la solide adversaire qui se dressait devant elle sur le central, mercredi après-midi. Voyez les faits saillants dans la vidéo ci-dessus.

Leylah, 13e favorite du tournoi, s’était pourtant montrée tenace et combative à la manche initiale. Mais elle n’a pu maintenir pareille cadence à la seconde, tombant 7-6 (4) et 6-1 contre la Brésilienne Beatriz Haddad Maia, 24e mondiale.

Tout en saluant la performance de sa rivale du jour, la joueuse de 19 ans a pris le blâme pour ce deuxième set à sens unique.

«C’est de ma faute, j’ai voulu être plus agressive et j’ai commencé à commettre davantage de fautes», a-t-elle confessé en conférence de presse.

Il y avait pourtant lieu de s’attendre à une solide bagarre entre les deux gauchères. Et Fernandez connaissait la clé pour battre Haddad Maia : elle l’avait déjà fait plus tôt cette année, en route vers son titre à Monterrey.

Le retour de la lionne

La première manche a d’ailleurs été relevée. À deux occasions, la Brésilienne a servi pour le set, mais chaque fois, Leylah est parvenue à l’empêcher en la brisant à son tour.

À ce moment, elle semblait loin derrière, cette fracture de stress au pied droit subie en quarts de finale à Roland-Garros, au début du mois de juin. Sur le terrain, la Lavalloise d’origine montrait l’esprit combatif auquel elle a habitué ses fans, montant au filet avec succès à quelques occasions.

Une stratégie qui a semblé embêter son adversaire de 26 ans, qui a d’ailleurs bousillé un lob quand elle avait une balle de bris contre elle, à 6-5.

Mais dotée d’un bon service (elle a réussi cinq as dans la rencontre) et de frappes à effets, Haddad Maia a vite pris les commandes du bris d’égalité.

Plus que de l’entraînement

Même si Fernandez est parvenue à sauver une balle de manche, le mal était fait.

«Il me manque de matchs [afin de retrouver un bon niveau de jeu], a-t-elle pointé. Les rencontres que l’on dispute à l’entraînement, ce n’est pas pareil que lorsqu’on joue devant une foule. Si j’avais pu jouer plus avant le tournoi, peut-être que le résultat aurait été différent.»

«Pendant que j’étais absente, les autres ont continué à jouer, elles, a-t-elle aussi relevé. Et à un moment durant ma convalescence, je n’ai pas pu m’entraîner comme je le souhaitais [elle a dû porter une botte de marche pendant quelques semaines].»

Elle n’a plus mal

La Brésilienne n’a pas eu à peser sur l’accélérateur au second set. Sa jeune adversaire, qui a obtenu jeudi dernier le feu vert de son médecin afin de participer au tournoi, s’est coulée elle-même.

Leylah n’est parvenu à sauver aucune des deux balles de bris qu’elle a offertes à Haddad Maia dans cette manche.

Elle a aussi placé seulement 40 % de ses premières balles de service en jeu, une statistique qui pardonne rarement à ce niveau.

«Je dois retourner à l’entraînement et travailler davantage», a relevé Fernandez, qui prendra maintenant la direction de Cincinnati, où elle sera en action la semaine prochaine.

Mais malgré la douleur de ce revers hâtif devant ses fans – elle avait des attentes très hautes avant le tournoi – Leylah se réjouissait d’une chose, mercredi: son corps ne l’a fait plus souffrir.

«Je suis heureuse parce qu’au moins, je n’ai plus mal au pied, et je ne ressens aucune autre douleur, ni au dos ni au bras.»

Le parcours en double de Leylah a aussi pris fin, quelques heures après sa défaite en simple. Aux côtés de sa cadette Bianca, elle s’est inclinée 6-1 et 6-2 au deuxième tour, devant les huitièmes favorites, la Chilienne Alexa Guarachi et la Tchèque Andreja Klepac.