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Crédit : Photo courtoisie, Virgil Barrow

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Boxe Canada: un remplaçant intérimaire à Daniel Trépanier

Mathieu Boulay

Publié | Mis à jour

Daniel Trépanier a démissionné de son poste de directeur haute performance de Boxe Canada, dimanche. Cependant, selon ce que «Le Journal» a appris, il quittera sa fonction avec une généreuse prime de départ.

Une information confirmée par Yvon Michel, membre du conseil d’administration de Boxe Canada.

«Daniel a occupé son poste pendant 14 ans, a-t-il expliqué. Nous avons travaillé selon les normes du travail.»

Michel n’a pas voulu divulguer le montant qui sera versé à Trépanier. Ça se chiffrerait dans les six chiffres.

Après la publication des allégations à l’endroit de l’ancien employé permanent, on a assisté à une vague de témoignages d’anciens et d’athlètes actuels qui ont dénoncé le climat toxique et la structure mise en place au cours de la dernière décennie.

La pression était forte sur les membres du conseil d’administration de Boxe Canada. De plus, l’Association internationale de boxe (IBA) a retiré l’accréditation de Trépanier aux championnats mondiaux féminins qui se déroulent jusqu’au 20 mai en Turquie.

Un geste qui n’a pas été digéré par les dirigeants de la fédération canadienne.

«Leur action n’a eu aucun impact dans nos discussions au sujet de l’avenir de Daniel, a souligné Michel. On sent que c’est une sorte de vengeance à l’endroit du Canada qui s’était tenu debout lors du scandale qui a ébranlé l’IBA aux derniers Jeux olympiques.»

«En matière d’éthique, ils n’ont pas de leçons à nous faire. Ce qu’ils ont fait, c’est de l’ingérence pure et simple.»

Les membres du conseil d’administration ont eu des réunions quotidiennes durant la fin de la semaine. Personne n’est tombé en bas de sa chaise lorsque Trépanier a remis sa lettre de démission.

Halpin par intérim

Le directeur général de Boxe Canada, Roy Halpin, assumera l’intérim comme directeur haute performance. C’est Samir El Mais qui s’occupera des athlètes jusqu’à nouvel ordre.

La recherche d’un nouveau directeur haute performance commencera dès cette semaine. Un comité formé du comité des athlètes, des représentants provinciaux et des membres du conseil d’administration tentera de dénicher la perle rare.

On ne se le cachera pas. La tâche qui attend le successeur de Trépanier est colossale. Il aura la mission de redonner les lettres de noblesse à la boxe amateur canadienne qui n’a pas gagné une médaille olympique depuis 1996.

Chose certaine, on ne doit pas s’attendre à des miracles pour les Jeux de Paris en 2024. C’est impossible de changer une culture en deux ans.

Des candidats intéressants, mais...

Qui va vouloir de ce poste? Plusieurs noms ont déjà été mentionnés au cours des dernières heures. Ceux qui reviennent le plus souvent sont ceux d’Ariane Fortin, de Vincent Auclair et de Stéphan Larouche.

La première a confirmé au «Journal» qu’elle n’appliquera pas sur le poste. Elle est encore heureuse à la tête de l’équipe féminine de la Corée du Sud.

Pour ce qui est d’Auclair, ce serait une grosse décision. Il a les qualifications sportives et académiques pour remplir le rôle. Toutefois, on sait qu’il aime encore être dans le gymnase avec les boxeurs amateurs et professionnels.

Quant à Larouche, il serait plutôt intéressé par un rôle de conseiller.

Pour le poste d’entraîneur-chef, il ne faudrait pas se surprendre de voir le Brésilien Joao Carlos Soares Gomes de Barros retrouver son poste. De Barros est demeuré à Montréal après son congédiement de Boxe Canada.

Il avait été limogé pour des motifs administratifs, même s’il faisait du bon travail dans le gymnase. Les athlètes appréciaient son expertise.