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Boxe

Un puissant témoignage de Kim Clavel

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Kim Clavel a livré un message percutant sur ses réseaux sociaux, jeudi soir, au sujet de la controverse entourant Boxe Canada.

L’organisation, et plus particulièrement son directeur haute performance, Daniel Trépanier, a été plongée dans la tourmente après qu’une lettre envoyée aux médias ainsi qu’à plusieurs autres instances politiques, et signée par 121 personnes, ait dénoncé le climat toxique qui y règne depuis plusieurs années. 

«Au fil des années, j’ai tout de même réussi à faire ma place, j’ai dépensé des milliers de dollars pour mes multiples compétitions +- 25 000$. J’ai été témoin d’injustices, de favoritismes, j’ai vu des rêves s’assombrir, j’ai vu Boxing Canada mettre des bâtons dans les roues d’athlètes prometteurs, talentueux et dédiés. J’ai entendu des propos horribles, sexistes et aberrants», a rédigé Clavel, sur son compte Facebook.

Celle qui a été membre de l’équipe nationale entre 2010 et 2017 s’est montrée particulièrement virulente à l’endroit de Trépanier.

«J’ai vu Daniel Trépanier, graduellement mettre de côté mon entraîneuse Danielle Bouchard (appréciée de tous), m’empêcher de pouvoir l’avoir dans mon coin dans certaines compétitions telles que les Championnats Canadiens et les Qualifications Olympiques, a ajouté celle qui doit remonter dans le ring au mois de juillet. 

«Ça, il en a construit des règlements. François Duguay m’accompagnait, je l’adore, mais ce n’est pas mon entraîneur. J’ai vu certains entraîneurs envoyés avec l’équipe nationale faire beaucoup plus de tourisme que de «coaching». Je pourrais continuer longtemps ainsi, les choses doivent changer!»

«Il est un bureaucrate extraordinaire. Il sait remplir des papiers à la perfection, et ce, sans la moindre erreur. Il a une connaissance hors pair de la paperasse. Il sait impressionner les hauts placés, les investisseurs et les dirigeants. Il sait cacher la réalité via des analyses, des pictogrammes et des chiffres. 

«Toutefois, on n’a jamais fait des bons boxeurs avec un pousseux de crayon ! Pour un athlète, il est tout sauf rassurant. Il inspire tout sauf la confiance.»