Crédit : Photo Ben Pelosse

Canadiens de Montréal

Martin St-Louis n’est pas un coach!

Martin St-Louis n’est pas un coach!

Jean-Charles Lajoie

Publié 12 mars
Mis à jour 12 mars

Martin St-Louis n’est pas un coach. Voilà pourquoi St-Louis est un coach extraordinaire ! Espérant que vous avez au moins lu ces deux premières lignes...

Je n’ai pas trouvé mieux pour vous exprimer ce que je ressens à regarder travailler « Marty ». À l’écouter aussi. C’est une denrée névralgique afin de mieux comprendre le meneur d’hommes. 

Chaque point de presse de St-Louis est meilleur que la meilleure conférence de motivation en entreprise que vous verrez en congrès dans votre carrière. Le discours est clair et limpide. 

C’est livré avec franchise, sans retenue. Martin se permet de provoquer des silences au cours desquels il réfléchit devant nous. Souvent ses meilleures lignes sortent par la suite. 

C’est entre autres tout ça qui provoque l’effet St-Louis. S’il est si facile à comprendre pour vous et moi lors des opportunités médiatiques, imaginez comment il doit être du bonbon pour les joueurs dans le vestiaire. 

Je vous l’ai déjà écrit, mais je suis sur l’impression que lorsque « Marty » arrive dans « la chambre », les joueurs croient qu’il va s’asseoir à un casier et enfiler son équipement. Il parle à ses hommes comme il a toujours souhaité que ses coachs lui parlent. 

Il personnalise le discours lors de ses tête-à-tête avec eux. Et ça marche. L’explosion de Cole Caufield en est une preuve renversante. 

Des mots bien choisis

Cette semaine à Vancouver, Michael Pezzetta a déclaré aux médias que St-Louis avait changé sa vie en une seule déclaration : « Arrêtez de survivre. Commencez à vivre ! » Tout est là-dedans. C’est clair comme « ne soyez plus sur les talons, soyez sur la pointe des orteils... » ; « ne jouez plus pour ne pas perdre, jouez pour gagner... » ; « vous êtes assez pauvres, vous avez même pas les moyens de vous priver... »

Bon OK, la dernière est de moi, mais elle veut dire la même affaire...

En même temps, nous vivons collectivement une belle lune de miel. Rien n’est éternel. St-Louis sera soumis, tôt ou tard, à l’épreuve du temps. Celui qui use. Il apprendra à mieux connaître ses joueurs, certains d’entre eux lui seront antipathiques. 

Il s’en lassera, mais devra faire avec compte tenu de considérations plus grandes que lui. Des enjeux qui se disputeront dans les bureaux de Jeff Gorton et Kent Hughes. 

Bon boulot

Un jour, le Canadien va perdre quelques matchs en ligne. Un jour, Martin dirigera une saison complète. Avec les ambitions de séries éliminatoires des partisans et des médias. Parlons-en des médias. Martin ne les a jamais vraiment prisés alors qu’il était joueur actif. 

Jusqu’ici, il s’acquitte très bien de sa tâche quotidienne. Mais ça demeure une tâche. 

Le CH gagne sa large part de matchs et on sent un brin de lassitude de St-Louis dans certains de ses points de presse. 

Aucun doute que lors d’une prochaine tempête, une question juste un peu hasardeuse recevra une volée de bois vert de « Marty » en guise de réponse. Ça aura le mérite d’être divertissant. Pensez aux mêlées de presse légendaires du regretté Pat Burns. « Corson, qu’il mange d’la m... »

Martin St-Louis n’est pas un coach. Voilà pourquoi Martin est un coach extraordinaire ! Je souhaite vivement que la transition ne l’use pas trop dans le temps... 

COUP DE CŒUR 

À TVA Sports. Je ne suis pas objectif. M’en fous. Cet après-midi, dès 16 h, nos Canadiennes en or retrouvent les Américaines. 

Le match est en territoire hostile pour les nôtres, au domicile des Penguins à Pittsburgh. 

Pour retrouver les Poulin, Daoust, Desbiens et autres, il faut regarder TVA Sports 2, dès 16 h. Y’a des acquisitions de droits de diffusion qui font avancer les choses et me rendent fier. 

COUP DE GUEULE

Au baseball majeur. Le conflit a beau être réglé, tout est dans la manière. Les 43 jours sans aucune négociation lors des mois d’hiver sont un affront direct aux partisans. 

Ce sont toujours eux qui en fin de compte paient pour les lassantes et perpétuelles guéguerres d’ego. Les irréductibles étaient heureux de crier « playball ». Pas moi. Je préfère me trouver un autre passe-temps... 

UN P’TIT 2 SUR... 

Choisir le Canadien pour battre le Kraken de Seattle ce soir au Centre Bell est aussi simple que de vous prédire qu’il va pleuvoir au moins une fois d’ici le 31 août. Mais... j’ajoute que le CH va se farcir un beau samedi soir sous le signe de l’attaque.

Un triomphe tout sauf modeste. Quelque chose comme 6 à 2. Du beau délire à pleine capacité dans le building. Let’s GO Habs GO.