Canadiens de Montréal

Superstitions de Patrick Roy: «C’était une job à temps plein!»

Publié | Mis à jour

Pierre Gervais est le gérant de l’équipement des Canadiens depuis le milieu des années 80.

Il a ainsi côtoyé TOUS les joueurs qui sont passés à Montréal au cours des 35 dernières saisons. Des anecdotes, il en a une tonne à raconter... tellement qu’on a décidé de faire un autre texte! Si vous avez raté le premier, le voici.  

«S’il écrivait un livre sur tout ce qu’il a vu et entendu, ce serait un best-seller!», dit d’ailleurs à juste titre l’ancien joueur Maxim Lapierre dans la série de trois épisodes du balado «Dans l’œil du chat» consacrée à celui qui a assisté à plus de 3000 matchs derrière le banc du CH. À écouter en rafale ici:

C’est bien connu, Patrick Roy était un joueur particulièrement superstitieux, mais peut-être encore davantage qu’on pourrait le penser. 

«J’ai vu beaucoup de joueurs superstitieux, mais Roy, c’était quelque chose, se souvient Gervais. C’était une job à temps plein! Beaucoup de ses superstitions ne m’impliquaient pas, mais quelques-unes oui. On savait que c’était important pour lui, alors on embarquait dans le jeu. 

«Il avait une rondelle avec laquelle il jouait toujours entre les périodes. Il calculait le temps. Après cinq minutes, il allait la porter dans un coin du vestiaire, face au club adverse. On savait qu’il ne fallait pas toucher à la rondelle. 

«Il y avait plein d’autres affaires comme celle-là. Par exemple, il a utilisé le même bâton pendant toutes les séries éliminatoires de 1993. C’était incroyable! Il me le donnait à la fin de chaque match pour qu’il n’aille nulle part. Je le cachais dans le vestiaire et c’était le seul à savoir à quel endroit. Il faisait tout pour gagner, c’était la chose la plus importante pour lui.»

Gervais voue d’ailleurs un énorme respect à «Casseau», avec qui il a remporté deux fois la coupe Stanley. «Patrick, c’est un gagnant. C’est un gars que j’ai adoré. Il était franc, honnête et sans filtre», affirme-t-il dans le troisième épisode. 

Il s’y montre également très élogieux envers quatre autres joueurs en particulier : Corey Perry, Carey Price, Shea Weber et Sidney Crosby. 

Perry: la classe incarnée   

Même si Perry n’a passé que quelques mois dans l’organisation montréalaise, il a marqué Gervais à jamais. 

«Corey, c’est un gars qui a de la classe comme 25! Quand je l’ai revu à Tampa en décembre, il avait un cadeau pour tout le monde. C’est un gars vraiment cool. Et il a de la prestance.»

Gervais est persuadé que «Perry va aller loin dans le monde du hockey» une fois qu’il aura pris sa retraite comme joueur. «Il connaît vraiment la game. Il était impliqué dans les petits détails. Tu le voyais qu’il voulait gagner. Avec son jugement, je suis convaincu qu’il deviendra directeur général ou qu’il occupera un autre poste important.»

À l’écouter parler, on sent que le leadership de Perry, Price et Weber est l’une des principales raisons qui expliquent la présence du CH en finale de la Coupe Stanley l’an dernier... Et que leur absence est l’une des causes de cette saison pour le moins laborieuse. 

«Comme Price, Weber ne parlait pas beaucoup, mais il était un leader à sa façon.

«Après les matchs, il allait lui-même déposer sa poche au bon endroit pour nous aider. Peu de joueurs font ça. Depuis que Shea l’a fait, tous les gars le font. C’est encore le cas aujourd’hui.» 

Crosby, le chic type  

Gervais vante aussi la classe de Crosby, avec qui il a travaillé au sein d’Équipe Canada aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver et à ceux de 2014 à Sotchi. 

«Crosby, c’est vraiment un chic type. L’autre jour à Pittsburgh, il est venu me porter une bonne bouteille de vin après le match parce qu’il sait que je prends ma retraite. Ça prend de la classe pour faire ça.» 

D’autres participants à cette série de trois épisodes du balado «Dans l’œil du chat», comme Alexandre Picard et Jacques Martin, ont d’ailleurs témoigné de la grande passion de Gervais pour le vin.  

Mais avant tout, il est un maniaque de hockey.