Canadiens de Montréal

Martin St-Louis ne veut pas être négatif

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En arrivant en poste jeudi matin, Martin St-Louis savait qu’il avait du travail à faire pour raplomber cette équipe. 

Malgré la tâche colossale qui l’attend, le nouvel entraîneur-chef du Canadien préfère regarder la situation de manière positive.

«Je suis ici depuis seulement quatre jours. Je ne suis pas dans une position pour être négatif. Et, de toute façon, je ne crois pas que je le serai tellement souvent», a expliqué l’homme de 46 ans après la défaite de 5-3 contre les Sabres, dimanche.

Point de presse - Martin St-Louis -

St-Louis a donné un aperçu de sa philosophie en refusant de jeter la pierre à Jeff Petry. D’ailleurs, c’était la deuxième fois en autant de jours qu’il venait à la défense de son vétéran.

On le sait, les jours de l’Américain sont comptés à Montréal. S’il souhaite que son patron obtienne un bon retour pour le défenseur de 34 ans, il vaut mieux ne pas trop le blâmer.

Poehling gagne des points

St-Louis doit également se montrer constructif dans son approche auprès des jeunes de l’organisation. Dimanche, il a eu de bons mots pour Ryan Poehling. Et avec raison.

Depuis quelques matchs, le joueur de centre est méconnaissable. Il déploie une intensité qu’on ne lui avait pas vue depuis longtemps. Dimanche, il fut à l’origine du but de Joel Armia. 

D’abord, par son entrée de zone à pleine vitesse qui a fait reculer les défenseurs, puis par son acharnement dans la récupération de la rondelle, derrière le filet de Craig Anderson.

«"Army" est un joueur très habile. Quand il s’approche de la rondelle, tu sais que tu dois te placer dans les ouvertures, car il a l’habitude de gagner ses batailles à un contre un. J’adore jouer avec lui. On travaille fort tous les deux et ça rapporte», a souligné Poehling.

Point de presse - Ryan Poehling -

«Son trio a été le meilleur cet après-midi, a reconnu St-Louis. Ils ont passé beaucoup de temps en zone offensive. Ils ont été très responsables.»

Et il se pourrait que l’on ne voie là que la pointe de l’iceberg.

«Dans les concepts que j’amène, les joueurs intelligents vont se démarquer. Je ne sais pas encore quel est le niveau d’intelligence de Poehling, mais ce que je vois de lui m’encourage beaucoup», a-t-il soutenu.

Schueneman en veut plus

St-Louis a également eu de bons mots pour Corey Schueneman. Fraîchement rappelé de Laval, le défenseur a été utilisé pendant 19 min 25 s.

Il a connu un après-midi plus occupé que les réguliers que sont Chris Wideman (16 min 8 s) et Kale Clague (15 min 35 s).

Étant donné que le Rocket a affronté le Crunch de Syracuse vendredi et samedi, l’Américain a connu un week-end grandement occupé.

«C’était censé être une journée de congé aujourd’hui. Mais j’ai su ce matin que j’allais jouer cet après-midi. J’étais content qu’ils appellent», a lancé le principal intéressé.

Il s’agissait d’un cinquième match dans le circuit Bettman pour celui qui avait effectué un premier séjour avec le
Tricolore au tournant de la nouvelle année.

«Jouer dans la LNH, c’est un objectif pour lequel j’ai travaillé toute ma vie. J’y ai goûté une première fois, alors j’en veux encore plus, a-t-il raconté. J’essaie de m’améliorer à chaque rencontre. Je veux me prouver ainsi qu’à tout le monde que je peux jouer à ce niveau.»

Point de presse - Corey Schueneman -

Point de presse - Nick Suzuki -