Crédit : Dominick Gravel/Agence QMI

Alouettes de Montréal

Anthony Calvillo s'estime bien mieux outillé qu'avant

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Les Alouettes compteront sur une version beaucoup mieux outillée d’Anthony Calvillo en 2022, lui qui vient d’être embauché par le club montréalais à titre d’entraîneur des quarts-arrière.

C’est le constat que l’homme de 49 ans a fait jeudi, lors de la conférence de presse tenue pour annoncer son retour au sein de l’organisation.  

Après sa brillante carrière chez les professionnels, où il a notamment remporté trois fois la Grey avec les «Als», Calvillo a été parachuté à plusieurs postes au sein du groupe d’entraîneurs de l’équipe entre 2015 et 2017. Il aussi œuvré chez les Argonauts de Toronto en 2018.

«Après quatre saisons comme entraîneur dans la Ligue canadienne de football (LCF), j’ai fait le constat que ça ne se passait pas bien. Je me devais de prendre un pas de recul et réévaluer mes façons de faire», a-t-il révélé.

Celui qui a fait la pluie et le beau temps comme pivot des Moineaux de 1998 à 2013 a donc fait une introspection.

«J’avais certaines attentes envers mes joueurs. J’ai réalisé que ces athlètes n’étaient pas moi», a dit Calvillo, précisant qu’il désirait que ses footballeurs aient exactement la même éthique de travail qu’il avait lorsqu’il dominait la LCF.

«J’ai aussi réalisé que j’étais très immature quand j’ai commencé ma carrière de joueur. Je n’étais pas au même niveau que lors des dernières années de ma carrière. Comme entraîneur, j’ai dû apprendre à reconnaître où mes joueurs sont rendus dans leur cheminement mental. Je m’assure maintenant d’être plus patient, de les écouter et de leur donner des conseils en fonction de ce qu’ils ont partagé avec moi.»

Merci aux Carabins!  

Ces apprentissages, Calvillo les a fait chez les Carabins de l’Université de Montréal. Danny Maciocia, qui était l’entraîneur-chef des Bleus à l’époque, lui a offert d’être l’instructeur des quarts-arrière et le coordonnateur offensif de sa formation après son bref passage à Toronto.

«J’ai été très chanceux que Danny Maciocia et Manon Simard [la directrice général CEPSUM et sport d’excellence à l’UdeM] croyaient que je pouvais être une valeur ajoutée à leur équipe de football. Pendant mes trois ans à l’Université de Montréal, j’ai appris à communiquer pour être compris.»

«J’ai appris à devenir un enseignant. Comme entraîneur, tu te dois d’enseigner et de soutirer le meilleur de tes élèves. J’ai l’impression d’être devenu un meilleur enseignant, parce que j’ai appris à être plus patient.»

En faire profiter Adams  

Cette nouvelle patience que Calvillo a développée, elle pourrait permettre au quart-arrière Vernon Adams de redevenir le joueur qui a fait le bonheur des partisans en 2019.

En lui offrant une nouvelle entente récemment, les Alouettes ont clairement identifié le pivot de 29 ans comme leur partant, et ce, malgré les déboires et le manque de confiance qu’il a démontrés la saison dernière.

Calvillo connait Adams, puisque les deux hommes se sont côtoyés chez les «Als» en 2016 et 2017. L’aîné veut maintenant lui permettre d’être la meilleure version de lui-même.

«Je suis persuadé qu’il a grandi énormément lors des dernières années, comme j’ai grandi en tant qu’entraîneur. J’ai très hâte de passer du temps avec lui», a exprimé Calvillo, qui n’avait pas encore discuté avec le numéro 8 des Alouettes.

«Je vais amener à la table les connaissances que j’ai amassées avec les années et je vais essayer de l’aider à se développer comme individu. Je ne veux pas lui imposer ma façon de voir les choses, mais plutôt travailler en fonction de ses aspirations et celles de l’équipe.»