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L’optimisme renaît à Québec

L’optimisme renaît à Québec

Michel Bergeron

Publié 20 novembre
Mis à jour 20 novembre

Pour plusieurs, le dossier du retour des Nordiques à Québec était mort et enterré. Toutefois, le premier ministre François Legault a ravivé la petite flamme d’optimisme qu’il restait chez les plus fervents croyants du retour d’une équipe dans la Vieille Capitale, dont je suis !

M. Legault a confirmé qu’il a discuté avec le commissaire de la Ligue nationale de hockey, Gary Bettman, afin de promouvoir la candidature de Québec comme future ville de la LNH et qu’une autre rencontre était prévue en 2022. Il a délégué son ministre des finances, Éric Girard, au dossier.

Certes, on est encore loin d’un premier match d’une équipe de la LNH au Centre Vidéotron, mais quand même. Quelle bonne nouvelle !

Que ça vienne de la bouche du premier ministre lui-même me réjouit profondément. L’amphithéâtre de Québec est prêt et la LNH continue d’entretenir des clubs en difficulté, dont les Coyotes de l’Arizona. Tôt ou tard, M. Bettman devra se rendre à l’évidence : l’avenir des Coyotes n’est pas dans le désert arizonien.

Du concret

On ne connaît pas la teneur de la conversation entre MM. Legault et Bettman. On ne sait pas non plus s’il y a une réelle ouverture de la LNH à la candidature de Québec.

Par contre, on a enfin quelque chose de concret à se mettre sous la dent dans ce dossier. Depuis trop longtemps, on nous fait languir, on nous donne des bribes d’information. Là, il y a « des rencontres » de prévues, pour reprendre les paroles de M. Legault.

Ce que je souhaite, maintenant, c’est qu’on soit mis au courant de l’avancement du dossier. Qu’on nous donne la date de cette rencontre et même son lieu. Qu’on nous fasse un compte rendu en sortant.

Les gens de Québec méritent qu’on leur dise la vérité. On a trop joué avec leurs sentiments au cours des dernières années. Ils ont le droit de savoir, que le dénouement soit positif ou négatif.

Chose certaine, toutefois, mon optimisme renaît dans ce dossier.

Tristesse

Ça fait du bien d’avoir une bonne nouvelle comme celle-là, car elles se font rares à Montréal par les temps qui courent.

Les mots commencent à manquer pour décrire le jeu du Canadien cette saison.

Au cours du match de jeudi soir contre les Penguins de Pittsburgh, j’ai prononcé le mot « disgrâce ». En me levant, hier matin, « triste » était le qualificatif qui me venait en tête.

Je suis incapable de m’expliquer comment une équipe qui revient d’un séjour à l’étranger où elle a récolté un point sur une possibilité de six peut connaître un si mauvais match devant ses partisans.

Je suis désolé, mais j’ai l’impression que cette équipe-là ne veut tout simplement pas gagner. Ce sont 20 joueurs qui se présentent à l’amphithéâtre, font leur petite affaire et repartent chez eux par la suite. 

Ah non, avant de repartir à la maison, on passe devant les micros des médias, tout penaud, en répétant la cassette : « On ne travaille pas bien, on doit mieux jouer ».

Arrêtez-moi ça !

Ils ont abandonné

Une situation m’a frappé jeudi soir. Lors d’une contre-attaque de son équipe, Brendan Gallagher a choisi de retourner au banc plutôt que d’appuyer ses coéquipiers. Un geste à l’apparence banal, mais qui illustre parfaitement la saison du Canadien.

À chaque rencontre, au moindre petit pépin, on a l’impression que cette équipe abandonne. Ç’a encore été le cas contre les Penguins, dès qu’ils ont inscrit le premier but du match.

Cette équipe manque de leadership, d’un capitaine à bord pour redresser la barque. Là, on fait ce qu’on veut : on casse des bâtons, on enguirlande les arbitres, on fait la baboune. En gros, on fait tout ce qu’une mauvaise équipe peut faire.

C’est tellement triste.

Un comité intéressant

Le premier ministre François Legault a présenté un comité qui se penchera sur le développement du hockey au Québec. J’aime l’idée, et un projet d’une telle envergure ne se résume pas en quelques mots, c’est pourquoi je réserverai toute cette rubrique à ce sujet. J’aime l’idée parce que le gouvernement est derrière. C’est donc dire qu’il y aura un réel investissement financier qui viendra avec les recommandations du comité annoncé jeudi et dont Marc Denis sera le responsable. Maintenant, les gens sélectionnés n’auront pas le temps de chômer. On attend un rapport complet d’ici avril. J’espère surtout qu’il y aura de vrais gestes posés par la suite, contrairement au Sommet du hockey de 2011 qui n’avait eu pour résultat qu’un rapport qu’on a mis sur une tablette.

Le plaisir avant tout

M. Legault a mentionné qu’avec la mise en place de ce comité, il espérait augmenter le nombre des joueurs québécois dans la LNH au cours des prochaines années. C’est un objectif noble, certes. Par contre, avant de parler de développer l’élite, j’espère qu’on se penchera sur le volet plaisir du hockey. C’est à ça que ça devrait servir, jouer au hockey. Malheureusement, notre sport national, même dans les rangs mineurs, est devenu une industrie. Les parents déboursent des sommes astronomiques chaque année afin d’offrir le meilleur encadrement possible à leur jeune, ce qui met une pression sur ceux-ci. On les critique souvent, les parents. Par contre, quand tu débourses entre 10 000 $ et 15 000 $ par année, tu t’attends à des résultats. Il y a là une partie du problème. Le hockey ne devrait pas être réservé aux plus riches. Tout le monde devrait y avoir accès.
 

Content pour Thibault

Parmi les membres du comité, on comptera le nouveau directeur général de Hockey Québec, Jocelyn Thibault. Je suis content pour lui d’ailleurs. Cette nomination est plus que méritée. Thibault a démontré au cours des dernières années qu’il avait encore le feu sacré et la passion pour s’impliquer dans son sport. On l’a vu avec le Phoenix de Sherbrooke. Hockey Québec a besoin de renouveau, et je pense qu’ils ont trouvé leur homme avec l’ancien gardien de but professionnel.