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Sergei Bobrovsky réalise un exploit digne de Jacques Plante

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En étant devant le filet des Panthers de la Floride lorsque ceux-ci ont battu l’Avalanche du Colorado 4 à 1 jeudi soir, Sergei Bobrovsky est devenu le deuxième gardien le plus rapide de l’histoire de la Ligue nationale de hockey à atteindre le plateau des 300 victoires.

Avec sa fiche de 300-180-45 en 541 apparitions, le Russe n’est devancé à ce chapitre que par l’ancien du Canadien de Montréal Jacques Plante, qui avait atteint les 300 gains en 521 matchs. 

Andy Moog (543), Marc-André Fleury (547) et Martin Brodeur (548) sont les portiers qui suivent Plante et Bobrovsky dans ce classement.

«Ça veut dire beaucoup pour moi. J’ai eu la chance d’évoluer avec de grands joueurs, de grandes équipes. Je leur dois beaucoup pour cet exploit», a indiqué le gardien de 33 ans en conférence de presse, après la rencontre.

Jamais repêché, Bobrovsky était un peu passé sous le radar à l’époque et s’était entendu avec les Flyers de Philadelphie en 2010 sur les termes d’un contrat de trois ans. Après deux saisons convaincantes, il a été échangé aux Blue Jackets de Columbus contre une bouchée de pain et c’est là qu’il engrangera le plus de victoires.

En Ohio, le Russe a amassé au moins 30 gains à cinq reprises en sept saisons et n’a jamais enregistré plus de 24 revers. Il a d’ailleurs remporté deux trophées Vézina, en 2013 et en 2017.

«On dirait que ça fait tellement longtemps [que j’ai amorcé ma carrière], mais en même temps, c’est comme si c’était hier. Le temps passe», a-t-il admis.

Une force de la nature

Bobrovsky a bloqué 30 des 31 rondelles auxquelles il a fait face contre la dangereuse attaque du Colorado. Seul Mikko Rantanen a été en mesure de le déjouer, en fin de première période.

L’attaquant Carter Verhaeghe et l’entraîneur-chef Joel Quenneville ont utilisé la même analogie lorsqu’est venu le temps de parler de la performance de l’homme masqué.

«Solide comme le roc. Il leur a retiré toutes leurs options et il a bien protégé la zone autour de son filet», a analysé Quenneville.

«Il a été incroyable, de dire Verhaeghe. Lorsque nous avions besoin d’un gros arrêt, il l’a fait. J’aurais tellement de choses positives à dire sur lui. Il a été un vrai roc sur la patinoire.»

Par ailleurs, Bobrovsky est devenu seulement le troisième gardien russe à atteindre le plateau des 300 victoires. Evgeni Nabokov (353) et Nikolai Khabibulin (333) sont même des cibles atteignables d’ici quelques saisons pour l’athlète des Panthers.