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Canadiens de Montréal

CH: une équipe sans identité

CH: une équipe sans identité

Renaud Lavoie

Publié 20 octobre
Mis à jour 20 octobre

Vous êtes plusieurs à vous demander pourquoi les Canadiens connaissent un si mauvais début de saison et il n’y a pas qu'une seule explication qui est bonne. Elles sont surtout nombreuses. 

La vérité, c’est que les feux rouges ont commencé à s’allumer dès le camp d’entraînement, qui a été réellement difficile. D’abord, l’absence du capitaine Shea Weber pour la saison (et probablement pour toujours), ensuite de Paul Byron qui va revenir en décembre en raison d’une opération à une hanche, de Mike Hoffman qui débute le camp d’entraînement sur la liste des blessés, tout comme Joel Edmundson. Mais ce qui a fait encore plus mal sur le plan hockey, c’est le départ de Carey Price pour le programme d’aide aux joueurs.    

C’est la modique somme de 25 millions $ qui est présentement sur la liste des blessés et tous les joueurs nommés plus haut, à l’exception d'Hoffman, ont été des rouages importants dans les dernières séries éliminatoires. Sans oublier qu’ils ont énormément d’expérience et qu’ils sont aussi des leaders. Aujourd’hui, la version actuelle des Canadiens est une pâle imitation de ce qu’on a connu il y a quelques mois.

Pas de patron   

L’identité d’une équipe, ça commence par le haut et Marc Bergevin est celui qui a le mandat de s’assurer de mettre en place une philosophie d’entreprise. Sans Weber et Price, la culture, qui est si importante pour bâtir une équipe, se retrouve sur la voie d’échappement. Même si Brendan Gallagher est un joueur qui est capable d’amener du leadership, il a évidemment besoin d’aide. Présentement, il doit regarder un peu partout dans le vestiaire et se demander qui pourrait bien l’appuyer un peu. 

Cette philosophie d’entreprise que Marc Bergevin doit amener se retrouve aussi sur la voie d’échappement parce qu’il est en mode attente. Il attend que son patron, Geoff Molson le mette à la porte ou encore qu’il décide une fois pour toute de lui donner une prolongation de contrat. Je le répète, mais l’incertitude et les distractions sont le pire ennemi d’une franchise dans le sport professionnel. On en a la preuve plus que jamais. 

Maintenant, la question est de savoir comment Dominique Ducharme va être en mesure de créer de la magie avec tous les problèmes de cette formation qui, je le rappelle, existent depuis le premier jour du camp d’entraînement. 

Quelle est l’identité de son équipe? Offensive? Défensive? Difficile à affronter? Je dirais aucune de ces réponses et je ne pense pas me tromper. Alors tant et aussi longtemps que l’identité de cette équipe n’est pas identifiée, ce sera très difficile d’espérer quoi que ce soit. La réponse appartient probablement aux joueurs qui doivent jouer avec beaucoup plus de fierté qu’ils le font... depuis le premier match préparatoire.