SPO-SOCCER DE L'IMPACT

Crédit : Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS

Club de foot Montréal

«Je ne mettrai plus d’argent, ça ne me tente plus»

Publié | Mis à jour

La décision du CF Montréal de fermer la section 132 pour une période indéterminée a continué d’alimenter les conversations, jeudi.

Des partisans ont souhaité se faire entendre, qu’ils aient été touchés directement ou indirectement par cette décision.

C’est le cas notamment de Xavier Gagnon-Raymond, un amateur qui assiste à environ 75 % des matchs de l’équipe depuis son entrée en MLS. Même s’il n’est pas assis dans la 132, il accuse le coup durement.

«On ne respecte pas les fans et l’ambiance du stade, déplore-t-il. Le lien avec les fans semble de plus en plus s’effriter depuis un an. On parle quand même du groupe de fans qui est là depuis le plus longtemps.»

Expulsion

Simon-Pierre Bourque, qui détient des billets dans la section 132 sans être affilié à un groupe de partisans, s’est vidé le cœur dans une lettre partagée sur Twitter et qu’il a envoyée à la direction du club.

«Je suis en 132 non par idéologie, mais simplement, car c’est pour moi assurément le meilleur endroit pour vivre pleinement un match de foot.

«Vous ne fermez pas seulement une section, mais vous expulsez du stade tous les abonnés de saison sans possibilité de relocalisation.»

Il a de plus tenu à offrir sa perspective sur le comportement des Ultras qui a été pointé du doigt par le club pour expliquer sa décision.

«On veut faire porter le blâme de ces incidents sur les Ultras, pourtant ce que j’ai toujours observé, c’est le “core” des Ultras qui vient en aide à la sécurité pour clore les situations.»

Humilité

Les tensions proviennent presque exclusivement de la décision de l’équipe de changer le nom d’Impact pour CF Montréal, l’hiver dernier.

«Force est d’admettre que le rebrand est raté», martèle Xavier Gagnon-Raymond.

Celui-ci aimerait que la direction fasse preuve d’humilité envers une stratégie qui n’a pas obtenu le succès voulu.

«À Columbus et Chicago, les proprios se sont trompés et sont revenus sur leur décision et ça ne se passe pas comme ça à Montréal. J’ai de plus en plus peur pour mon club parce que moins de partisans veut dire moins de popularité.»

Pour lui, il y a un bris de confiance qui pourrait faire mal à l’équipe.

«Je ne pense pas qu’on a un club qui peut se permettre de se mettre à dos ses partisans les plus farouches dans un marché aussi fragile. Moi en tant que fan, je ne mettrai plus d’argent, ça ne me tente plus.»