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Soccer

Ces partisans de soccer bannis

Publié | Mis à jour

La décision du CF Montréal à l’endroit des partisans de fermer la section 132 indéfiniment et de bannir les Ultras, mercredi, en est une sans précédent au Québec. Toutefois c’est chose coutume de voir de telles décisions prises en Europe.

Pas besoin de remonter bien loin pour retrouver des cas qui ont mené à des bannissements d’un ou plusieurs amateurs, à la suite d’agissements irrespectueux ou dangereux.

L’OGC Nice

Le 22 août, lors d’un match entre l’OGC Nice et l’Olympique de Marseille, des partisans ont lancé plusieurs projectiles sur leur propre terrain. L’un d’entre eux, une bouteille d’eau, a percuté le joueur Dimitri Payet, qui a décidé de renvoyer l’objet dans la foule, causant ainsi une forte réaction des spectateurs, qui ont envahi le terrain. Même s’il restait 15 minutes au duel, les deux équipes ont retraité vers leur vestiaire respectif et l’OM a refusé de terminer ce qui avait été commencé.

D’ailleurs, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel a émis des sanctions, mercredi. L’équipe locale s’est fait retirer deux points au classement et elle devra jouer trois matchs à domicile, à huis clos. Le match en question sera aussi rejoué sur un terrain neutre.

Les Hongrois dans le tort...

Durant l’Euro 2020, qui a eu lieu en 2021 en raison de la pandémie de la COVID-19, la Hongrie a eu l’opportunité de jouer deux matchs à domicile durant la phase qualificative. Ses partisans ont toutefois agi avec peu de classe, eux qui ont dirigé plusieurs lancé plusieurs chants racistes et homophobes.

L’Union des associations européennes de football (UEFA) a d’ailleurs émis une sanction de deux matchs à huis clos pour la Hongrie, lors d’événements présentés par la UEFA. La Fédération internationale de football association (FIFA) n’avait pas entrepris de démarches pour pénaliser le pays fautif, mais à la suite d’autres événements similaires, lors d’un match de qualification pour la Coupe du monde, contre l’Angleterre, elle a revu sa position et a ouvert des procédures en ce sens.

... tout comme les Anglais?

Plusieurs vidéos troublantes ont fait surface à la suite de la finale de l’Euro, alors que des partisans anglais ont causé des scènes chaotiques à Londres, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Stade Wembley, quand leurs favoris ont baissé pavillon au terme de la séance de tirs de barrage contre l’Italie.

D’autres amateurs du ballon rond ont choisi les réseaux sociaux afin d’émettre des commentaires racistes, particulièrement à l’endroit de Bukayo Saka, Jadon Sancho et Marcus Rashford, trois joueurs noirs anglais qui ont raté leur tentative de tir durant la séance.

L’UEFA a d’ailleurs ouvert une enquête et pourrait imposer quelques sanctions aux Anglais, dont des matchs à huis clos.

Ce n’est pas la première fois que les partisans anglais sont accusés de semer le trouble partout où ils passent. Par exemple, en 2019, les autorités portugaises ont donné une journée de congé aux écoliers de la ville de Guimaraes, non pas pour profiter du match opposant leurs favoris aux Anglais, mais plutôt pour prévenir des incidents causés par le grabuge des spectateurs en visite.

Quatre ans loin de Liverpool pour un spectateur

La plupart du temps, le racisme est à l’origine du bannissement des spectateurs. En 2012, les agissements d’un seul homme lui ont valu une sentence de quatre ans sans pouvoir regarder en présentiel un match de Liverpool, un club anglais. Durant un affrontement entre Liverpool et Manchester United, Phillip Gannon a non seulement usé de racisme à l’endroit d’un joueur adverse, soit Patrice Evra, mais il a été capté par les télédiffuseurs en train d’imiter un singe.

Cela lui a valu une suspension de quatre ans, lui qui n’a pas pu assister à des matchs de Liverpool, ni même de l’Angleterre. Même que Gannon ne pouvait pas se trouver dans le centre-ville de Liverpool quatre heures avant et après un match.