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Concert d'éloges pour Larry Walker

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Larry Walker est devenu seulement le deuxième joueur provenant du Canada à faire officiellement son entrée au Temple de la renommée du baseball, mercredi, à Cooperstown.

Comptant parmi ses anciens coéquipiers chez les Expos, le lanceur Dennis Martinez n’a pas manqué de souligner cet exploit. Les joueurs des États-Unis sont naturellement en forte majorité au Panthéon. 

«Je l’admire, il provient d’un pays différent et c’est certainement un défi différent», a indiqué Martinez, lorsque joint au téléphone.

Walker et Martinez, lequel est originaire du Nicaragua et a rapidement été écarté d’une possible élection au Temple la renommée, ont évolué ensemble à Montréal de 1989 à 1993.

«Je suis vraiment content et fier de cet honneur décerné à mon ancien coéquipier, a repris “El Presidente”, qui a regardé la cérémonie d’intronisation à la télévision. C’est certainement un rêve qui devient réalité pour lui. Il a toujours poussé pour devenir l’un des meilleurs.»

Humble et... pince-sans-rire 

L’ancien lanceur Denis Boucher, qui a partagé le vestiaire des Expos avec Walker en 1993 et 1994 en plus de le côtoyer sur le personnel d’entraîneurs de l’équipe nationale du Canada, parle de l’ancien numéro 33 comme d’un homme très humble.

«Ce n’est pas un gars flamboyant ou quelqu’un qui va se vanter, a indiqué Boucher. C’est plutôt un homme plutôt ordinaire et qui veut être ordinaire. Quand j’étais avec les Expos, il était notre meneur dans le vestiaire, mais il prêchait surtout par l’exemple et par la façon de se préparer.»

Concernant les anecdotes du passé, Boucher se souvient très bien d’un match disputé contre les Dodgers, à Los Angeles, le 24 avril 1994. Après avoir capté un ballon de Mike Piazza au champ droit, Walker avait remis la balle à un spectateur, pensant qu’il y avait trois retraits. Un «blooper» mémorable, s’il en est un.

«J’étais là à Los Angeles et on avait bien ri, a raconté Boucher. C’est un gars simple. Après avoir constaté son erreur, il avait récupéré la balle pour compléter le jeu. Il avait ensuite jasé avec les partisans, avec un sourire en coin, au lieu de se prendre la tête à deux mains.»

«C’est un drôle de mélange, a poursuivi le Québécois, à propos de la personnalité de Walker. C’est un gars calme et réservé, mais en même temps, il sort toujours la bonne phrase pour faire rire. C’est un gars qui aime avoir du plaisir.»

«On ne savait jamais quand il blaguait, a complété Martinez. Il fallait être alerte avec lui.»

«Énorme pour le baseball canadien» 

Avant Walker, seul l’Ontarien Ferguson Jenkins représentait le Canada à titre de joueur à Cooperstown.

«C’est énorme pour le baseball canadien, a convenu Scott Crawford, qui occupe le poste de directeur des opérations pour le Musée du baseball canadien à St. Marys, en Ontario, où Walker a été intronisé dès 2009. C’est bien pour les jeunes d’ici de voir qu’un gars de la Colombie-Britannique, qui a grandi en jouant au hockey, se retrouve parmi les immortels du baseball majeur. C’est un exemple à suivre pour les enfants du Canada.»

S’il avait à miser sur un troisième athlète canadien qui pourrait, un jour, être élu à Cooperstown, Crawford choisirait Joey Votto, qui en est présentement à sa 15e saison dans l’uniforme des Reds de Cincinnati. D’ailleurs, Votto est le seul autre joueur canadien avec Walker à avoir franchi le plateau des 2000 coups sûrs en carrière dans le baseball majeur.