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Tennis

Deux jeunes Québécois qui écrivent l’histoire du tennis

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Leylah Fernandez et Félix Auger-Aliassime, deux Québécois en quarts de finale d’un même tournoi du Grand Chelem. C’est une première que vivra le monde du tennis mardi, à New York.

«On attendait cela depuis un petit bout, reconnaît Eugène Lapierre, vice-président pour le Québec chez Tennis Canada. On savait que ça pouvait arriver. Au cours des dernières années, on a eu de bons résultats, notamment avec Eugenie Bouchard.»

Certes, «Genie» a fait mieux encore : demi-finale aux Internationaux d’Australie et à Roland-Garros, finale à Wimbledon, le tout durant son année faste de 2014.

Mais alors que l’ex-numéro 5 mondiale est rapidement disparue du sommet du classement, il a fallu attendre quelques années avant de voir d’autres Québécois emboîter le pas.

Félix en confiance

Ils sont finalement là. Auger-Aliassime, 12e favori, affrontera la sensation espagnole Carlos Alcaraz, 55e mondial et premier joueur de 18 ans à atteindre ce stade de la compétition au US Open depuis 1963.

Les deux joueurs pourront se faire valoir sur le Arthur-Ashe, plus grand stade de tennis au monde, et à heure de grande écoute. L’organisation leur a réservé le deuxième match de la soirée sur le central.

À 21 ans, Auger-Aliassime en sera à un deuxième quart de finale consécutif en tournoi du Grand Chelem, après cette défaite à Wimbledon, en juillet, aux mains de Matteo Berrettini.

«Avec la confiance que semble prendre Félix, on sent que son jeu est très solide et que tous les joueurs ont peur de l’affronter. Son coup droit est puissant et il sert mieux que jamais», relève M. Lapierre.

Mais la surprise, c’est Leylah Fernandez, 19 ans depuis lundi, 73e mondiale, qui a battu coup sur coup la troisième et la 16e favorite pour se classer parmi les huit dernières joueuses toujours en lice.

«On s’attendait à ce qu’elle monte dans le top 50 et encore mieux, déjà, il y a quelques années, quand on l’a vue remporter le championnat junior de Roland-Garros. On voyait qu’elle avait de bonnes mains, une bonne combativité, une intelligence du jeu», analyse M. Lapierre, qui est aussi directeur du pendant montréalais de l’Omnium Banque Nationale.

«Mais ce qu’elle montre en ce moment à la planète entière, c’est que c’est le fun de jouer au tennis!, ajoute-t-il. Prions Dieu que ça reste, car on sait que la pression arrive assez rapidement...»

Pas de pression

Mais la pression, ce ne sera pas pour aujourd’hui. Car malgré ses victoires contre la Japonaise Naomi Osaka et l’Allemande Angelique Kerber, la Lavalloise demeure la négligée face à l’Ukrainienne Elina Svitolina, cinquième tête de série.

«Même si ça s’arrêtait là, ce serait déjà un parcours formidable, qui augure très bien pour le reste de sa carrière», souligne M. Lapierre.

Fernandez renouera mardi avec le stade Arthur-Ashe qu’elle avait fait vibrer à coups de sourires et de poings levés vendredi, face à Osaka.

Elle y disputera le deuxième match de la journée, après la confrontation entre le Russe Daniil Medvedev, deuxième favori, et le qualifié néerlandais Botic van de Zandschulp, 55e mondial.

Sa rencontre face à Svitolina devrait donc s’amorcer aux alentours de 14 h 30.