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Tout ce que vous devez savoir sur la saison 2021 de la NFL

Publié | Mis à jour

Imaginez un peu la scène, le 13 février prochain à Los Angeles. Dans sa Californie natale, Aaron Rodgers propulse les Packers de Green Bay vers la victoire au Super Bowl 56, mettant ainsi un point d’exclamation glorieux à une guerre froide de plusieurs mois entre le quart-arrière étoile et l’organisation. Puis, une fois les milliers de confettis ramassés au sol, le divorce sera prononcé.

Voilà une image à la fois réjouissante et triste. Réjouissante, parce que Rodgers, après 13 brillantes saisons comme partant à Green Bay, savourerait enfin un deuxième sacre. Pour un quart-arrière de son acabit, c’est un non-sens. Triste, parce qu’après tant de temps consacré à l’équipe qui l’a repêché en 2005, on préfère imaginer un mariage éternel, baignant dans la joie et l’allégresse.

Ça, c’est bien dans les contes pour enfants. La réalité du sport est souvent moins pure et la relation entre Rodgers et les Packers semble irréconciliable. Du moins, à l’heure actuelle.

Le quart-arrière reproche à son équipe de ne pas l’avoir suffisamment impliqué dans les décisions concernant les mouvements de personnel au fil des ans. Il n’a clairement pas apprécié non plus que son éventuel successeur, Jordan Love, soit repêché sans qu’il en ait eu vent en 2020.

L’idée ici n’est pas de déterminer si le joueur vedette a raison dans sa quête, mais plutôt de mentionner que la seule arme plus dangereuse que Rodgers, c’est Rodgers en mission ultime.

En mission pour donner un Super Bowl à Green Bay (il n’a absolument rien contre ce marché). En mission pour faire un douloureux pied de nez au directeur général qu’il méprise, Brian Gutekunst. En mission pour cimenter son héritage.

Une équipe complète

Va pour l’immense talent de Rodgers et le fait qu’il sera, plus que jamais, suprêmement motivé à tout exploser sur son chemin. Mais pour s’avancer à prédire une victoire des Packers au Super Bowl, il doit y avoir plus.

Justement, les Packers semblent construits pour lutter face aux meilleurs. Le duo de porteurs formé de Aaron Jones et du costaud AJ Dillon a tous les airs d’un combo parfait. Ne perdez pas de vue la recrue Kylin Hill, qui peut contribuer dans toutes les phases du jeu avec un esprit offensif créatif comme Matt LaFleur.

La défensive n’est peut-être pas la plus dominante, mais a montré une belle progression depuis deux ans. L’an passé, celle-ci a terminé au neuvième rang pour les verges accordées.

Il s’agissait à ce chapitre d’une première percée dans le top 10 depuis 2010. Incidemment, les Packers ont remporté leur dernier Super Bowl en 2010 avec Rodgers, quand il a été appuyé par la meilleure défensive qu’il a connue à Green Bay à ce jour.

Pour battre des prétendants superbement équipés comme les Buccaneers en finale de la conférence nationale, il faudra justement retrouver cet équilibre maintes fois perdu.

Trois prétendants

Dans la conférence américaine, trois prétendants pourraient aussi tout rafler aux yeux de votre humble chroniqueur.

Comment passer sous silence la besogne incroyable des Chiefs durant l’entre-saison pour remodeler leur ligne offensive ? Ils n’ont pas perdu d’armes offensivement, tandis que les pertes en défensive ne sont pas alarmantes.

Les Bills devraient être encore au rendez-vous, particulièrement si le quart-arrière Josh Allen maintient son exceptionnel niveau de jeu de la saison dernière. Les jeunes chasseurs de quarts qu’ils ont repêchés cette année devront aussi s’imposer rapidement.

Les troisièmes candidats? Nul autre que les Browns ! Leur tertiaire n’a plus rien d’une blague. Leur jeu au sol est d’une puissance inégalée. Les receveurs sont redoutables. La ligne offensive est dans le top 5 du circuit. Leur ligne défensive en impose.

Bon, soyons fous! Les Browns au match ultime, ce n’est plus farfelu. Soyons quand même réalistes avec la victoire aux Packers.

Un Super Bowl entre deux franchises aussi historiques, on signe où?

Un calendrier allongé

Après des années de débats entre la NFL et l’Association des joueurs, c’est finalement l’entrée en vigueur d’un calendrier de 17 matchs de saison régulière à compter de jeudi soir.

Pendant des années, les joueurs ont refusé de se plier à cette demande de la ligue en raison du risque accru de blessures. Lors des dernières négociations pour la convention collective, les propriétaires ont réussi à enfoncer cette clause dans la gorge des joueurs, désirant générer des revenus additionnels.

La NFL fonctionnait avec un calendrier de 16 matchs depuis 1978. Le match additionnel opposera des équipes de la conférence américaine à d’autres de la conférence nationale.

Comme c’est le cas depuis l’an dernier, il y aura de nouveau 14 équipes qui obtiendront leur billet pour les séries éliminatoires.

Comme par le passé, chaque équipe bénéficiera d’une semaine de congé durant le calendrier. La saison s’étendra donc sur 18 semaines. Il avait été question d’une semaine de congé additionnelle lors des négociations, mais cette option n’a pas été retenue.

Les semaines de congé des équipes auront lieu entre la semaine 6 et la semaine 14.

Les séries débuteront les 15 et 16 janvier. Les finales de conférence se dérouleront le 30 janvier, tandis que le Super Bowl sera présenté une semaine plus tard qu’à l’habitude, le 13 février, à Los Angeles.

Encore la COVID...

Si la saison à venir semble en voie de se rapprocher de la normalité avec des stades bien garnis, les joueurs risquent de continuer de vivre leur lot de désagréments avec la présence de la COVID.

Le virus circule toujours malgré le taux élevé de vaccination dans la vaste majorité des équipes. Cette saison, la NFL a décidé de se montrer intransigeante à l’endroit des joueurs réfractaires au vaccin.

Si une équipe vit une éclosion de COVID au sein de joueurs n’ayant pas reçu le vaccin, il n’y aura pas possibilité de reporter un match et l’équipe en question sera plutôt créditée d’une défaite à sa fiche.

Le cas échéant, les joueurs des deux équipes ne seraient pas payés pour le match raté. Un beau climat tendu en perspective !

Les joueurs vaccinés qui présentent un test positif auront la vie plus facile. Dès qu’ils présenteront deux preuves de tests négatifs en 24 heures, ils pourront retrouver leur équipe. Les joueurs non vaccinés devront s’isoler, comme l’an passé, pour une période minimale de 10 jours.

Dans les dernières semaines, la NFL a aussi envoyé des avertissements à 120 joueurs et imposé des amendes de 14 500 $ à 25 autres pour refus de porter le masque ou le dispositif de suivi des contacts.

Ça joue dur avant même le début des hostilités...