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Crédit : AFP

Soccer

Pas de complexe pour le Canada

Publié | Mis à jour

Si le Canada a dû trimer dur pour obtenir un verdict nul de 1 à 1 contre le Honduras, jeudi soir, la tâche sera encore plus imposante contre les États-Unis dimanche soir.

La formation canadienne poursuit sa campagne de qualification pour la Coupe du monde de soccer 2022 en visitant les Américains au Nissan Stadium de Nashville. 

Il s’agira du second match d’une série de 14 pour l’obtention d’un premier billet canadien pour la Coupe du monde depuis 1986.
Les représentants de l’Unifolié ont livré une performance inégale contre le Honduras en lever de rideau, au BMO Field.

À l’aise 

Tout comme le Canada, les États-Unis ont amorcé le tournoi de qualification avec un verdict nul. La différence, c’est que le point de ce 0 à 0 contre le Salvador a été obtenu à l’étranger.

Même si l’équipe américaine est mieux classée que le Canada, les joueurs canadiens ne se sentent pas du tout intimidés.

«On connaît leurs joueurs et leur personnalité, nous sommes à l’aise de les affronter parce que nous savons à quoi nous attendre d’eux», a insisté le défenseur canadien Alistair Johnston.

«Mais on ne peut pas se retrouver dans un trou tôt dans le match parce que c’est une équipe qui presse et qui écrase. Ils vont vouloir donner un spectacle et on s’attend à une équipe américaine qui survolera le terrain.»

Et pas question de se contenter d’un simple point pour le match nul dimanche soir.

«Je ne crois pas qu’on va aller là pour jouer pour un 0 à 0, ce n’est pas dans l’ADN de notre équipe», a avancé Johnston.

Rotation 

Avec les matchs qui se succèdent entre jeudi dernier et mercredi prochain, la fatigue va rapidement s’installer.

C’est pourquoi on risque de voir quelques changements à la formation de départ du sélectionneur John Herdman.

«Nous sommes en territoire hostile, c’est très important de profiter de notre profondeur en faisant une certaine rotation parce qu’il y a beaucoup de matchs en peu de temps», a soutenu Herdman.

«On a des joueurs de classe mondiale, on peut se permettre de le faire.»

Fébrile 

Lors de la première rencontre disputée plus tôt cette semaine, les Canadiens ont connu un bon départ avant d’être gagnés par la fébrilité de disputer un premier match à la maison en près de deux ans.

L’équipe s’est désorganisée et a cédé le pas au Honduras, qui a pris les devants 1 à 0 peu avant la fin de la première demie, le Canada a égalisé en seconde demie.

C’est toutefois un manque d’opportunisme qui a empêché le Canada de récolter les trois points contre son adversaire hondurien.

«En sortant de ce match, il y avait un peu de frustration, mais il y a une certaine fébrilité parce que nous savons ce que nous pouvons offrir. On a fait partir la rouille avec ce match», a reconnu Alistair Johnston.

Situation étrange 

La situation sera plutôt particulière pour Johnston qui va se retrouver devant ses partisans.

Il porte en effet les couleurs du Nashville SC qui a joint la MLS la saison dernière.

«Ça sera étrange pour moi de jouer au Nissan Stadium, d’être en terrain ennemi en étant dans le vestiaire adverse, ce qui ne m’est jamais arrivé.

«Les partisans ont été bons avec moi dans la dernière année et demie, mais j’ai hâte de voir ce qu’ils peuvent me balancer.»
♦ Le Canada jouera son prochain match mercredi soir contre le Salvador au BMO Field de Toronto.