Canadiens de Montréal

«C’est trop cher payé» -Steve Bégin

Thomas Litalien

Publié | Mis à jour

Jesperi Kotkaniemi connaîtra son destin d’ici quelques jours et la décision du Canadien de Montréal de le laisser partir chez les Hurricanes de la Caroline ou non ne laisse aucun acteur du monde du hockey indifférent.

Si le Tricolore en venait à conserver les services du Finlandais au salaire imposé de 6,1 millions $, celui-ci deviendrait le deuxième attaquant le mieux payé de l’équipe derrière Brendan Gallagher (6,5) et devant Jonathan Drouin (5,5), Josh Anderson (5,5), Mike Hoffman (4,5) et Tyler Toffoli (4,25), qui ont tous de plus gros pédigrées que lui dans la Ligue nationale de hockey (LNH).   

Steve Bégin, ancien porte-couleur de la Sainte-Flanelle pendant cinq saisons, a estimé que le coup du directeur général des Hurricanes de la Caroline Don Waddell visait plus à faire mal à la structure salariale de l’équipe que Marc Bergevin soigne religieusement depuis plusieurs années plutôt que de réellement mettre le grappin sur le jeune pivot.

«À 6,1 M$, c’est trop cher payé, a indiqué l’ancien numéro 22 en entrevue lundi. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait, mais d’après moi, ils voulaient vraiment faire mal au Canadien. C’est un message qu’ils ont envoyé, un ‘’payback’’ si on peut dire. Les chiffres dont on parlait à 2,5, c’est à peu près ça que je m’attendais du contrat de Kotkaniemi.»

Qu’il s’agisse d’une stratégie mise sur pied pour aller chercher un Kotkaniemi de 21 ans qui tarde à se développer ou une gigantesque tentative de musardise impliquant des millions de dollars, les enjeux restent les mêmes.

«Je pense qu’ils ont rejoint le côté sportif sérieux avec la comédie, avec le boni à la signature de 20 $. C’est un petit peu drôle en plus qu’ils aient partagé l’annonce sur Twitter en français, a admis Bégin. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, les équipes se taquinent beaucoup et c’est de bonne guerre aussi. C’est quand même drôle, mais là, c’est quelque chose de gros, 6,1 pour Kotkaniemi, ils ont poussé la note un peu.»

À ce salaire, Bégin, comme plusieurs acteurs du monde du hockey, a d’ailleurs estimé qu’il ne sera pas de retour avec le Canadien la saison prochaine.

Mardi, les experts hockey de TVA Sports ont exprimé leur opinion sur la question (à voir dans la vidéo ci-dessus).  

L’avenir   

Présent au lancement du restaurant G.O.A.T Grill, à Saint-Henri, qui enverra des fonds à «Pour 3 points» et en Haïti pour chaque trio numéro 10 vendu, Bégin s’est également livré sur «le bel avenir» que possède le Canadien.

«Son [Kotkaniemi] développement n’est pas encore terminé, a mentionné Bégin. Souvent, c’est un choix de première ronde, mais des fois on pense qu’il va aller plus vite que les autres et il y a des joueurs pour qui ça prend plus de temps et je suis certain qu’il est un de ceux-là.»

Du côté des deux autres jeunes attaquants qui représenteront plus tôt que tard le noyau du Canadien, Nick Suzuki et Cole Caufield, Bégin n’a pas pris de temps à répondre.

«J’ai-tu vraiment besoin d’en parler? C’est notre futur, Caufield, ce qu’on a vu de lui c’est incroyable. Avec ces joueurs-là, on a un bel avenir à Montréal. Ils ont une belle carrière devant eux.»

Le jeune ailier tireur d’élite de 20 ans a grandement impressionné l’ancien attaquant au grand coeur de l’organisation.

«Avec la rondelle, il est patient et il est bon. Il en fait beaucoup et il n’a pas peur, non plus. Il a du chien dans le nez. S’il dit qu’il s’en va là, il s’en va là et c’est ça qui est beau à voir. Avec toutes les habiletés qu’il a, qu’il ait du chien de même et qu’il s’implique, c’est beau à voir.»

Pour ce qui est du défenseur russe Alexander Romanov, Bégin s’attend à le voir sur une base plus régulière, de manière à ce qu’on sache davantage à quoi s’attendre de lui pour le futur.