Crédit : Photo Agence QMI, Dominick Gravel

Alouettes de Montréal

Marc-Antoine Dequoy se tient prêt pour un premier départ

Publié | Mis à jour

Ni le maraudeur Marc-Antoine Dequoy, ni l’entraîneur-chef Khari Jones n’ont voulu révéler si le Québécois obtiendra son premier départ au sein de la formation défensive des Alouettes de Montréal lorsqu’ils affronteront le Rouge et Noir d’Ottawa, vendredi, au TD Place Stadium, mais tous les signes semblent pointer dans cette direction.

Jones prendra sa décision finale seulement quelques minutes avant le botté d’envoi. Cependant, Dequoy se prépare dans l’optique de voir son nom sur la liste des joueurs partants.

«Je ne me laisse pas trop distraire par si je vais l’être ou si je ne vais pas l’être, parce que ça peut te mettre un peu "off" de ton approche, a mentionné Dequoy, en conférence de presse, mardi. Mon "focus" en ce moment, c’est vraiment que je veux être un partant.»

«Nous avons confiance en lui, a dit Jones. Quand tu es jeune, tu apprends sur le tas et il semble capable d’apprendre rapidement. Donc, j’aurais confiance de le voir comme partant si tel est le cas.»

À sa première année dans la Ligue canadienne de football (LCF), l’athlète qui soufflera 27 bougies le 15 septembre a été utilisé d’abord et avant tout sur les unités spéciales, où il a totalisé trois plaqués. Il a aussi accompagné l’unité défensive sur le terrain à quelques reprises, sans toutefois être un partant, lors des trois premiers matchs de l’équipe. Il en a profité pour réussir un plaqué supplémentaire.

«Je suis une recrue, mais je ne me sens pas comme une recrue, a indiqué le principal intéressé. J’en suis une dans le sens où il s’agit de ma première année en tant que professionnel, mais je comprends assez le jeu pour avoir la confiance d’être un partant.»

Un nouveau rôle à maîtriser

Durant ses années collégiales et universitaires, Dequoy a occupé plusieurs postes en défensive. Celui de maraudeur, qui lui a été confié par les Alouettes, en est toutefois un nouveau dans lequel il doit encore s’acclimater.

«En tant que maraudeur, tu es vraiment le général de la défense. Je dois m’habituer à parler plus, relayer l’information, vraiment prendre le contrôle de la défensive», a-t-il dit, lui qui a aussi admis qu’il s’agissait d’un défi supplémentaire d’être autant vocal en anglais, puisque sa langue première est le français.

S’il est nommé comme partant, Dequoy prendrait le poste de Ty Cranston. Ce dernier a effectué 11 plaqués défensifs et deux autres sur les unités spéciales depuis le début de la saison. Jones voit d’ailleurs deux athlètes bien différents entre Cranston et Dequoy.

«D’un point de vue physique, il est plus rapide que la majorité des joueurs. C’est quelque chose de bien à avoir sur un terrain de football, a louangé Jones. On le voit sur les unités spéciales, il arrive pour faire son plaqué et il le rate la première fois. Par contre, il est assez rapide pour revenir et le terminer. Il est l’un de ces joueurs qui possèdent une vitesse plus élevée que la moyenne et il sait comment s’en servir. Il en apprend à tous les jours durant les entraînements. Apprendre où se placer est quelque chose d’important et apprendre quand tu n’as pas nécessairement besoin de toute ta vitesse afin d’utiliser un peu plus l’aspect mental, ce sont des choses qu’il apprend. Il est déjà un excellent joueur de football et il ne peut que s’améliorer.»

«Si j’ai un bon match et que je peux montrer que je peux faire le travail et avoir la confiance des entraîneurs, je pense qu’à partir de là, les choses vont être entre bonnes mains», a ajouté Dequoy.

Éviter les pénalités

Les Alouettes ont un problème d’indiscipline depuis le début de la campagne 2021. Les hommes de Khari Jones ont écopé de 37 punitions, le quatrième plus haut total de la Ligue canadienne de football, pour un total de 356 verges, ce qui constitue le deuxième plus grand nombre du circuit.

«Nous avons eu notre part de pénalités, a admis Jones. Il [Dequoy] n’est pas le seul malheureusement. Nous devons seulement réitérer aux joueurs que ce n’est pas toujours la meilleure équipe qui gagne, mais celle qui fait le moins d’erreurs et nous allons devenir meilleurs quand nous aurons saisi cela.»

«Comme j’ai mentionné avec Marc-Antoine, il est tellement rapide qu’il dépasse l’endroit où il devrait être. Il n’a pas besoin d’être à 100 % sur tous les jeux. Il pourrait probablement se donner à 80-85 % et tout de même se rendre où il doit aller et quand même réaliser le jeu. Ça fait partie de son apprentissage et c’est le genre de choses avec lesquelles nous serons patients dans son cas.»