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Cyclisme

Guillaume Boivin dans l’échappée du jour à son retour des JO

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(Sportcom) – À sa première course depuis celle des Jeux olympiques de Tokyo, le cycliste Guillaume Boivin (Israel Start-Up Nation) a fait partie de l’échappée du jour de la première étape du Tour du Benelux lundi, en Belgique.

«Ça n’a pas été une journée facile pour se remettre en route et c’était très difficile avec le vent, a souligné Boivin, qui est arrivé 65e, à 57 secondes du gagnant. Je suis plutôt satisfait de ma journée. Cette semaine sera importante en vue des Championnats du monde et de Paris-Roubaix.»

Dès les premiers instants, le Montréalais a pris la fuite aux côtés de six autres coureurs. Ils ont roulé devant sur une centaine de kilomètres, puis ont été repris par le groupe de chasse avec 31 kilomètres à parcourir.

Les forts vents ont ensuite divisé les compétiteurs en plusieurs groupes, séparés par des écarts importants.

Le Belge Tim Merlier (Alpecin-Fenix) est finalement sorti victorieux d’un sprint massif à l’issue des 169,6 kilomètres de l’épreuve, tout juste devant l’Allemand Phil Bauhaus (Bahrain-Victorious) et le Colombien Alvara José Hodeg (Deceuninck-Quick Step).

De son côté, Antoine Duchesne (Groupama-FDJ) a fini 87e, parmi le même groupe que Boivin.

La journée a été plus difficile pour Astana-Premier Tech, dont fait partie le Québécois Hugo Houle. La formation kazakhe a vu son meneur Jakob Fuglsang déclarer forfait après 95 kilomètres. Le Danois a été pris dans une chute et s’est blessé à une clavicule. Il s’est dirigé vers l’hôpital afin d’y effectuer des radiographies. Aussi de cette équipe, l’Italien Fabio Felline n’a pas pris le départ.

«Il (Fuglsang) n’a vraiment pas eu de chance aujourd’hui (lundi), un peu à l’image de notre équipe. C’est une journée difficile, mais on va revenir plus forts», a déclaré Houle.

Pour lui aussi, il s’agissait de sa première compétition depuis les Jeux de Tokyo, où il a représenté le Canada à la course sur route et au contre-la-montre. Lundi, il s’est classé 140e (+5 minutes et 47 secondes).

«Ç’a été un retour assez brutal après un mois de repos. Ç’a roulé extrêmement vite à cause du vent. C’était très nerveux et tendu au départ et il y a même eu quelques chutes. Personnellement, les sensations n’étaient pas superbes. On va reprendre le rythme tranquillement pour repartir la machine, en espérant que la forme remonte d’ici à la fin de semaine», a-t-il conclu.

Le Tour du Benelux se poursuivra mardi avec un contre-la-montre individuel de 11 kilomètres, à Lelystad, aux Pays-Bas.

Canuel satisfaite de sa performance

Également en action lundi, les Québécoises Olivia Baril et Karol-Ann Canuel ont pris part au Grand Prix de Plouay en France.

Baril, qui porte les couleurs de l’équipe Massi-Tactic, a été la 53e cycliste à franchir la ligne d’arrivée, à 7 minutes et 59 secondes de la gagnante, Elisa Longo Borghini (Trek-Segafredo). L’Italienne a remporté cette course d’une journée en solitaire.

Elle a devancé la Française Gladys Verhulst (Arkéa) et l’Américaine Kristen Faulkner (Tibco-SVB), qui ont conclu 12 secondes plus tard dans un groupe d’une vingtaine de coureuses.

Canuel a quant à elle simplement soutenu ses coéquipières de la formation SD Worx avant de poser pied une fois sa tâche accomplie.

«J’ai fait mon travail pour l’équipe et quand nous sommes arrivées dans le final, j’avais fait tout ce que je pouvais», a indiqué Canuel, satisfaite de sa performance.

«C’était ma première course depuis les Jeux olympiques, alors je n’avais pas vraiment d’objectif en tête. J’étais surtout contente de pouvoir aider mes coéquipières», a ajouté celle qui s’est classée 16e de la course sur route à Tokyo, puis 14e du contre-la-montre.

Baril et Canuel seront du Challenge du Tour d’Espagne de jeudi à dimanche.