Crédit : Photo d'archives, Agence QMI

Alouettes de Montréal

Les Alouettes ont encore des améliorations à apporter

Publié | Mis à jour

Après seulement deux matchs disputés cette saison, l’entraîneur-chef des Alouettes de Montréal, Khari Jones, ne s’inquiète pas outre mesure des ennuis qu’a connus sa formation dans la récente défaite face aux Stampeders de Calgary.

Si l’indiscipline a certainement coûté cher, vendredi, plusieurs membres de l’unité défensive ont raté des jeux importants. L’attaque, avec Vernon Adams fils aux rênes, a également moins bien paru que la semaine précédente, notamment avec une interception douteuse.

Jones a bien entendu discuté de la situation avec ses joueurs en tentant de leur faire prendre conscience du travail perpétuel que nécessite une saison de football. Cependant, compte tenu du très long congé forcé en raison de la pandémie de COVID-19 et de l’annulation des matchs présaison, il ne s’en fait pas.

«Je ne sais pas si certains pensaient que tout serait fantastique cette année après le premier match, s’est questionné Jones en vidéoconférence, mardi. Toutefois, les joueurs ont été en pause pendant un an et il n’y a pas eu de parties préparatoires, donc les choses se replacent doucement.»

Le son de cloche a été semblable chez les joueurs, qui semblent bien motivés à renverser la vapeur dès le duel contre les Tiger-Cats de Hamilton, vendredi, à Montréal.

«Ce ne sont que quelques erreurs que nous pouvons corriger et que nous corrigeons présentement, a fait valoir le joueur de ligne défensive Nick Usher. Il faut se regrouper et aller de l’avant. Le ballon sortait vite [de la pochette], mais ce n’est pas une excuse. Nous pouvons jouer mieux. Je ne suis pas le genre de gars à utiliser des excuses.»

«Ce sont juste de petites erreurs que nous avons faites, a pour sa part expliqué le demi défensif Tyquwan Glass. Nous nous sommes battus nous-mêmes. Nous avons raté des couvertures que nous savions que nous pouvions faire. C’est tôt dans la saison, ainsi nous avons de plusieurs éléments à corriger.»

Éviter le piège

Or, si le manque de synchronisme peut expliquer certaines situations chez les Moineaux, c’est également le cas chez les Tiger-Cats. Le club de l’Ontario avait conservé la meilleure fiche du circuit (15-3) en 2019. Mais cette année, il revendique un dossier de 0-2, n’ayant inscrit que 14 points en plus d’en accorder 49. Pas question, toutefois, de se laisser berner.

«Nous savons qui ils sont et ce qu’ils peuvent faire, a dit Jones. Ils ont encore de nombreuses pièces de la formation qui a eu un dossier de 15-3 en 2019. Nous nous préparons à affronter une très bonne équipe.»

«La fiche aussi tôt en saison... C’est difficile quand tu commences une campagne, que tu n’as pas joué et que tu essaies encore de trouver tes marques. Quelques équipes y sont apparemment parvenues plus vite que d’autres.»

Un retour attendu au stade Percival-Molson

Les Alouettes de Montréal retrouveront le stade Percival-Molson pour la première fois en près de deux ans, vendredi, et les joueurs, tout comme les entraîneurs, sont impatients d’y retourner. 

En raison de la pandémie de COVID-19 qui a forcé la Ligue canadienne de football (LCF) à annuler sa campagne 2020, les Moineaux n’ont pas disputé de rencontre devant leurs partisans depuis le 10 novembre 2019, lorsqu’ils avaient été éliminés en demi-finale par les Eskimos d’Edmonton (maintenant les Elks).

«Ce qui me manque le plus, ce sont les partisans, a lancé Chris Ackie en vidéoconférence, mardi. En 2019, nous étions en quelque sorte les experts des remontées, ainsi le stade était toujours électrique. Les partisans créent une grande ambiance. Donc, j’ai hâte que nous ramenions le football à Montréal après presque deux ans.»

L’entraîneur-chef Khari Jones connaît bien le stade, où il a joué à plusieurs reprises. Il avait d'ailleurs été charmé dès sa première visite, à la fin des années 1990, même s'il n'était pas de la formation partante des Lions de la Colombie-Britannique.

«J’adore ce stade, a-t-il révélé. Je suis content que nous y soyons et quand on fait lever la foule, il y a un réel avantage. [...] Il fait partie de la ville. On peut voir le mont Royal et les gratte-ciel. La foule est proche et fait partie des matchs.»

Changement d’approche

L’éclosion de COVID-19 chez les Elks a par ailleurs fait parler d’elle dans le vestiaire. Les entraîneurs ont pris soin de rappeler les faits à propos du vaccin et quelques joueurs non vaccinés ont été ébranlés par la situation de leurs rivaux albertains.

Les Elks ne peuvent pas s’entraîner jusqu’à preuve du contraire et le match prévu jeudi à Toronto contre les Argonauts a été remis.

«Quelques gars sont en train de changer d’opinion sur la vaccination, mais en même temps, on ne peut les forcer à se faire vacciner, a dit Ackie, l’un des représentants de l’équipe au sein de l’Association des joueurs du circuit. Nous devons nous assurer que nous maintenons un niveau de sécurité suffisant.»

Les Alouettes ont dépassé le seuil des 85 % des joueurs ayant reçu au moins une dose d’un vaccin mentionné dans le protocole de la LCF.