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Canadiens de Montréal

Cinq rivaux que le CH devra surveiller

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Au cours des prochaines semaines, de nombreux observateurs feront leurs prédictions annuelles sur la saison du Canadien de Montréal et si celui-ci veut déjouer certains pronostics défavorables, il a intérêt à devancer au classement quelques formations bien précises.

Effectivement, les journalistes et chroniqueurs ont déjà établi leurs favoris et leurs négligés pour cette campagne 2021-2022 qui verra la Ligue nationale de hockey renouer avec son format habituel à deux associations et quatre sections. Dans la division Atlantique, passablement de gens voient le Lightning de Tampa Bay terminer au sommet, tandis que les Sabres de Buffalo et les Red Wings de Detroit risquent de se battre pour éviter les bas-fonds.

Aussi, les autres places du classement pourraient être déterminées à quelques points de différence. Si le Tricolore veut se faufiler dans le top 3 de l’Atlantique ou encore, décrocher l’une des deux places de «Wild Card» de l’Est, il devra avoir à l’œil des rivaux en particulier. Voici cinq clubs qui pourraient faire mal au CH s’ils terminent devant lui.

-Sénateurs d’Ottawa

Contrairement à ce que la plupart des journalistes et des amateurs prédisaient avant le début de la dernière saison, les «Sens» n’ont pas eu l’air d’une bande de pieds de céleri sur patins en 2020-2021. Le Canadien peut parler en connaissance de cause, car il a remporté seulement quatre de ses 10 affrontements contre la troupe de l’entraîneur-chef T.J. Smith.

Celui-ci misera encore une fois sur de jeunes hockeyeurs fringants et talentueux qui risquent de donner des maux de tête à l’opposition, sauf que ses hommes ont une année d’expérience de plus à leur actif. Les Brady Tkachuk, Thomas Chabot, Tim Stützle et Drake Batherson seront à nouveau là. Reste à savoir si Matt Murray pourra arrêter les rondelles. Déjà proches géographiquement, Montréal et Ottawa pourraient l’être au classement aussi, surtout qu’en 2020-2021, le Tricolore a obtenu une seule victoire de plus que ses rivaux de la 417.

-Maple Leafs de Toronto

Même s’ils comptent sur une force offensive impressionnante avec Auston Matthews, John Tavares et Mitch Marner, les Leafs ne sont pas inatteignables pour le Bleu-Blanc-Rouge. Après tout, il l’a bien prouvé en séries 2021, effaçant un retard de 3 à 1 pour éliminer les Feuilles d’érable au premier tour. Aussi, les 18 points ayant séparé les deux clubs dans la dernière saison ne signifient plus rien.

Devant le filet, Toronto espère que Petr Mrazek saura remplacer Frederik Andersen avec brio, mais restera-t-il en santé? Les blessures l’ont limité à 12 rencontres avec les Hurricanes de la Caroline lors de la campagne précédente. S’il éprouve des ennuis, Jack Campbell est encore dans la Ville Reine et aimerait revivre le scénario du calendrier régulier précédent. En revanche, il ne tient pas à garder en mémoire les trois derniers matchs des éliminatoires.

-Bruins de Boston

Parmi les équipes que le Canadien aura à maîtriser, il y a les Bruins de Boston qui ont subi quelques transformations importantes cet été. Le vétéran David Krejci est retourné en République tchèque et le gardien Tuukka Rask, blessé à long terme, n’a pas de contrat. Aussi, le DG Don Sweeney a protégé ses arrières en embauchant Linus Ullmark pour quatre ans et 20 millions $. Peu habitué aux succès d’équipe avec les Sabres de Buffalo, le Suédois n’a jamais dépassé le cap des 17 gains en une saison.

Parlant de joueurs ayant eu peu de moments glorieux au plan collectif, Taylor Hall a choisi de demeurer au Massachusetts. Certes, il compte près de 600 points en carrière, mais il a souvent évolué pour des clubs perdants. Sans l’échange l’ayant envoyé à Boston le printemps passé, il aurait regardé les séries chez lui. Depuis ses débuts en 2010, il a joué dans trois années éliminatoires. Même avec Brad Marchand, David Pastrnak et Patrice Bergeron, la chimie sera-t-elle toujours aussi bonne?

-Rangers de New York

Si le Canadien vise l’une des deux places réservées aux meilleures équipes de l’Est hors du top 3 de leur section, il aura à composer avec les Rangers de New York. Ceux-ci ont manqué les dernières séries, coincés dans une division Est très compétitive. Ils ont totalisé 60 points, un de plus que Montréal, qui a de son côté pris le quatrième rang dans la section Nord.

Avec d’autres clubs redoutables tels les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh, les Blueshirts pourraient bien finir en position de «Wild Card». Avec Gerard Gallant derrière le banc, ils auront un homme bien organisé pour élaborer des stratégies visant à freiner les canons offensifs adverses. Le jeune Alexis Lafrenière devrait amasser davantage que ses 21 points de la campagne antérieure. Artemi Panarin reste une menace constante et Igor Shesterkin peut maintenant dormir la tête tranquille avec un pacte de quatre ans et 22,6 millions $. Et si ça brasse, Ryan Reaves est désormais prêt à répondre à l’appel, surtout à celui de Tom Wilson et des Capitals.

-Flyers de Philadelphie

Les tombeurs du Canadien au premier tour des séries 2020 ne sont pas à prendre à la légère. Certains les voyaient déjà accumuler les victoires lors de la dernière saison, mais le gardien Carter Hart a vécu sa guigne personnelle du joueur qui en est à ses premières années professionnelles. Les Flyers de l’entraîneur-chef Alain Vigneault ont ainsi largement déçu, sauf que le scénario pourrait être différent cette fois.

Philadelphie a modifié sa brigade défensive en mettant la main sur Keith Yandle et Rasmus Ristolainen. Devant le filet, si Hart peine à nouveau, il y a Martin Jones qui peut assumer une charge de travail supérieure à ce que son prédécesseur Brian Elliott était capable de supporter. En attaque, le développement accéléré de l’ailier gauche Joel Farabee devrait aider les siens, surtout si Claude Giroux ne produit plus comme un joueur de premier trio.