Crédit : Photo Agence QMI, Dominick Gravel

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Le CF Montréal relève la tête au bon moment

Le CF Montréal relève la tête au bon moment

Patrice Bernier

Publié 18 août
Mis à jour 18 août

Le CF Montréal a retrouvé le chemin de la victoire, samedi dernier, dans un gain spectaculaire contre les Red Bulls de New York. Ainsi, il a mis fin à une sombre séquence de cinq matchs sans l’emporter contre des adversaires très prenables.

Il s’agit d’une victoire méritée pour le onze montréalais devant son public au Stade Saputo. Le club relève donc la tête au bon moment puisque trois de ses cinq prochains duels en MLS seront contre des adversaires de haut de classement (Philadelphie, Nashville, Orlando City). Les trois points acquis face aux Red Bulls permettent ainsi de reprendre confiance et de distancer un peu le Crew de Columbus, qui pique actuellement du nez.

En ce moment, le CF Montréal, septième au classement de l’Association de l’Est, est à cinq points de la deuxième place et possède un avantage de deux points sur le Crew, huitième, et de cinq points sur Atlanta United, neuvième.

La gestion des émotions  

Le match contre les Red Bulls a apporté son lot d’émotion et certains petits épisodes dramatiques. À la fin du match, trois joueurs différents ont effectué un penalty, initialement accordé en raison du travail de Bjorn Johnsen. Ce dernier, qui est très apprécié de ses coéquipiers, avait un dilemme entre les mains. Il devait choisir entre l’individu ou le collectif. Le Norvégien est dans une période où il ne joue pas régulièrement et n’est pas un partant incontesté. Il voulait se donner une chance de sortir de sa léthargie et revenir dans les bonnes grâces de l’entraîneur. Il a donc pris le premier tir.

Mais c’est Mason Toye qui est le tireur attitré. Johnsen a donc fait un choix individuel et n’a pas respecté la hiérarchie établie. Dans la foulée, Toye est irrité même frustré, gesticulant au banc, se retrouve lui aussi avec dans un mauvais état mental pour convertir du point de penalty. Il manque son coup lors du deuxième tir. Mais, avec l’aide de la VAR, l’arbitre du match a repris ce penalty une troisième fois, et cette fois, grâce à Victor Wanyama, qui a pris ses responsabilités de capitaine, ce fut la bonne pour le CF Montréal.

La formation montréalaise a été très engagée dans la deuxième mi-temps. Et s’il y a quelque chose que l’on ne peut reprocher au CF Montréal cette saison, c’est qu’il est toujours dans la conversation. Il n’est jamais vraiment déclassé.

Wanyama, le patron  

Pour en revenir à Wanyama, je trouve qu’il est beaucoup plus présent. Plusieurs regardent son salaire, qui reflète sa valeur marchande puisqu’il provient de la Premier League, mais il est le patron sur le terrain. Il a disputé l’un de ses meilleurs - sinon le meilleur - matchs avec l’équipe. Que ce soit en récupération, pour se sortir de situations serrées contre l’adversaire ou avec de bonnes remises dans la moitié offensive, on le sent très en jambes et il exécute bien son rôle de meneur. Sur le terrain, il est le grand frère de tous et il l’a démontré en prenant le troisième penalty. Il montre le chemin aux jeunes qui n’ont pas autant d’expérience que lui.

L’offensive du CF Montréal produit ces temps-ci et est très constante. L’équipe a marqué au moins un but lors de ses cinq derniers matchs. Toutefois, les rencontres sont plus ouvertes. La transition est ainsi l’ami de l’offensive, mais l’ennemi de la défensive.

L’un des grands responsables de cette vitalité offensive est l’Argentin Joaquin Torres. En contrepartie, il est responsable de nombreux buts adverses alors qu’il se fait prendre en perdant le ballon lors d’une transition, lui qui aime accélérer et créer. Il faut faire gaffe à ça, surtout en deuxième moitié de rencontre où l’équipe prend la majorité de ses buts. À la toute fin d’un match, le jeu devient plus animé et l’organisation offensive et défensive est beaucoup plus lousse. L’attaque va plus vite vers l’avant et crée de nombreuses occasions, mais il faut être plus rigoureux défensivement, car c’est plus ouvert pour une contre-attaque.

Il faut trouver le juste équilibre, étant donné que lors des prochaines semaines, le CF Montréal croisera le fer avec des équipes qui auront des atouts offensifs beaucoup plus menaçants que les Red Bulls.