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Athletisme

Le relais mixte canadien se classe huitième à la maison

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C’est sous les encouragements de la foule montréalaise que Jérémy Briand et Emy Legault ont vécu leur première étape des Séries mondiales de triathlon lors du relais mixte du Triathlon mondial Groupe Copley, dimanche, au Vieux-Port de Montréal.

Legault et Briand ont uni leurs forces à celles de l'Ontarienne Kira Gupta-Baltazar et du Britanno-Colombien Brock Hoel, dans une compétition disputée en format super sprint. Les quatre athlètes ont tous nagé 300 mètres, pédalé sur une distance de 6,6 kilomètres et couru 2 kilomètres.

Gupta-Baltazar, âgée de 19 ans, a été la première Canadienne en action. En tête à l’issue de la natation, elle a été désavantagée par les groupes qui se sont formés en vélo et a glissé au septième rang avant de voir Hoel prendre le relais.

À tour de rôle, les Canadiens ont bataillé ferme pour remonter au classement, notamment avec les Tchèques et les Australiens. L’écart s’est toutefois creusé pour Legault une fois arrivée à la course. Dernier relayeur de la formation, Jérémy Briand a franchi la ligne d’arrivée en huitième place et a stoppé le chronomètre à 1 h 28 min 8 s.

Une performance qu’Emy Legault juge tout de même encourageante pour la jeune équipe présente cette fin de semaine à Montréal.

«C’est un résultat quand même bon considérant notre jeune âge en tant qu’équipe, mais aussi notre expérience qui est moins grande», a mentionné Legault, qui a collaboré avec l’Australienne Natalie Van Coevorden durant la course pour s'accrocher. «J’ai tout donné pour rester le plus près possible à la course à pied, mais malheureusement, il y a eu un petit gap.»

Jérémy Briand s’est lui aussi montré satisfait après avoir traversé le fil d’arrivée sous les applaudissements des spectateurs réunis sur le toit du grand quai.

«Je voulais donner le meilleur de moi-même. Le relais, il faut s’attendre à beaucoup d’inconnu, surtout quand on part dernier. On ne sait pas dans quelle situation on va se retrouver. Aujourd’hui, j’ai fait ma course majoritairement seul. Ça fait partie du relais et faut toujours être prêt.»

Les représentants des États-Unis, de la Nouvelle-Zélande et de l’Italie ont vite formé le groupe de tête durant la course et ont lutté pour les différentes médailles. Ce sont finalement les Américains qui ont eu le dernier mot pour décrocher l’or. Ils ont enregistré un temps de 1 h 25 min 27 s, suivis des Néo-Zélandais (+5 secondes) et des Italiens (+19 secondes).

Expérience inoubliable

Prendre part à une telle compétition pour la première fois de sa carrière est déjà un moment marquant pour une athlète. Vivre le tout à la maison, devant ses proches, l’a rendu particulièrement spécial pour Emy Legault.

«C’était vraiment incroyable. Il y avait du monde qui nous encourageait partout sur le parcours et ça criait ‘’Go Canada’’! J’ai adoré le parcours. Tout le monde était content et avait une énergie positive», a-t-elle déclaré.

L’athlète de L’Île-Perrot a également aimé courser le format super sprint dans la métropole. «C’est rapide, c’est court. J’adore ça et ça nous permet de faire une distance un peu différente de celle à laquelle on est habitués.»

Legault avait déjà participé à une Coupe du monde à Montréal par le passé, mais pour Jérémy Briand, il s’agissait de sa première compétition de calibre international au Vieux-Port, incluant la course individuelle de vendredi.

«Pour toutes sortes de raison, je n’ai pas pu y participer au cours des dernières années. J’étais motivé à continuer pour pouvoir y être et c’est mission accomplie, a-t-il confié. C’était spécial ! Courir devant mes amis et ma famille, à 15 minutes de chez moi, c’est une opportunité que j’attendais depuis longtemps. Je suis vraiment satisfait.»

Vendredi, Jérémy Briand a été stoppé au repêchage de l’épreuve individuelle. Les dix premiers accédaient au tour suivant et le Québécois s’est classé 11e, à 2 secondes de la 10e place.

«J’étais déçu de ne pas faire la finale samedi. Je l’ai manquée de peu. C’est de l’expérience que je mets en banque pour la suite de ma carrière.»

Celui qui avait terminé neuvième à la Coupe du monde de Huatulco au Mexique en juin dernier reste optimiste pour les prochaines années.

«C’est un format où habituellement, j’ai toujours été fort, mais les écarts sont minimes et ce sont des détails qui viennent faire la différence. C’est beaucoup une question d’expérience et il m’en manque un peu. Je pense que dans le futur, c’est un format qui pourrait me convenir.»

Jérémy Briand prendra part aux finales des Séries mondiales la fin de semaine prochaine, à Edmonton. Emy Legault reprendra quant à elle l’action en septembre, lors d’une Coupe du monde en République tchèque.