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Crédit : AFP

Course Automobile

Deux générations au Grand Prix de Trois-Rivières

Louis Butcher

Publié | Mis à jour

TROIS-RIVIÈRES - Non seulement un peu plus de 40 ans d’âge séparent Ron Fellows et Raphäel Lessard, mais leur dernière victoire dans la série des Camionnettes NASCAR a été réalisée à 21 ans d’intervalle.

Ces deux pilotes talentueux ont au moins un point en commun : ils sont les deux seuls Canadiens de l’histoire à avoir paradé dans le cercle du vainqueur dans la troisième division majeure du stock-car américain.

Et pour la première fois, ils s’affronteront sur un circuit de course et pas n’importe lequel, le Grand Prix de Trois-Rivières.

Fellows et Lessard ne s’étaient jamais rencontrés. Mais, à l’invitation du représentant du Journal de Montréal, ils ont fraternisé pour la première fois lors d’une séance d’essais privés au complexe de Sanair mercredi.

Tous deux vont participer samedi à la toute première épreuve du Défi Urbain Chevrolet, cette nouvelle discipline intégrée à la programmation du GP3R.

Ces bolides, habituellement confrontés sur les tracés ovales de terre battue, sont totalement inconnus pour le vétéran pilote ontarien dont la réputation n’est pourtant plus à faire.

« Pour être honnête avec vous, a raconté Fellows, toujours généreux de son temps, je ne savais même pas que ce type de voitures existait !

« Mais bon, quand on m’a proposé de courir à Trois-Rivières, je n’ai pu refuser. Quoique je ne m’y attendais vraiment pas. »

Clin d’œil à 1996

C’est une véritable histoire d’amour qui lie Fellows et le GP3R. En 1996, il remportait sa dernière victoire en séries Trans-Am dans les rues de Trois-Rivières. Non sans panache, à bord de sa Chevrolet Camaro.

Malgré le poids des années, il se rappelle de la lutte épique qu’il avait menée à l’époque avec l’Américain Dorsey Schroeder, classé deuxième à l’arrivée.

« Quand j’ai réussi à le doubler avec une dizaine de tours à faire, l’appui de la foule a été extraordinaire, d’expliquer Fellows. Les amateurs se sont mis à crier, tellement que Schroeder me l’a fait remarquer quand on s’est retrouvé sur le podium. C’était fou.

« Mais, c’est ça Trois-Rivières, poursuit-il. Je me sens comme à la maison ici et je suis très reconnaissant envers tous ceux qui m’ont adopté. »

Aucune attente

Fellows n’a pas participé à une course professionnelle depuis 2014. Une compétition qu’il a gagnée. C’était justement en série Trans-Am, sur le circuit de Mosport, en Ontario, dont il est d’ailleurs actionnaire.

Au volant d’une voiture peinte aux couleurs de Sunoco et au volant de laquelle il n’a effectué qu’une vingtaine de tours à Sanair mercredi, il renouera avec GP3R pour le plaisir d’abord.

« Je n’ai aucune attente, avoue-t-il. D’abord, à 63 ans, je suis un peu... rouillé et, qui plus est, je n’ai jamais piloté ce type de voiture. À première vue, j’ai eu l’impression de rouler à bord d’un gros kart avec plein... d’angles morts.

« Je vais laisser les plus rapides rouler devant, sans aucune intention de jouer les trouble-fête. »